Les « Auteuil Boys » : reportage parmi les ultras de Roland-Garros

58 Publié le 05/06/2015 par La Rédaction

Chaussures bateau, Ray-Ban et couleurs pastel : bienvenue chez les « Auteuil Boys », les sulfureux ultras du stade Roland-Garros. À la faveur de l’édition 2015 du célèbre tournoi, Pierre-Alexandre B. de V. de la S.*, leur leader, sort de l’ombre.

Chaussures bateau, Ray-Ban et couleurs pastel : bienvenue chez les « Auteuil Boys », les sulfureux ultras du stade Roland-Garros. À la faveur de l’édition 2015 du célèbre tournoi, Pierre-Alexandre B. de V. de la S.*, leur leader, sort de l’ombre.

« La raquette, pas le racket »

À l’origine, l’aventure commence autour d’une poignée de jeunes Neuilléens qui, inquiets pour leur sécurité à l’occasion de leurs trajets dans le métro parisien, décident de ne plus jamais se déplacer à moins de cinq. Fans de tennis pour la plupart, le groupe se trouve rapidement un slogan percutant, « la raquette, pas le racket », qui séduit une classe sociale particulièrement réceptive.

Par proximité autant que par affinité, la troupe finit par prendre ses habitudes dans les tribunes du court Philippe-Chatrier où elle se fait rapidement remarquer par son débit de Perrier-citron et ses plaisanteries sur l’ISF. Nous sommes en 2012, les « Auteuil Boys » sont nés.

Sous l’impulsion de Pierre-Alexandre, les pratiques se radicalisent et les « boys » se délurent. L’un d’eux va jusqu’à s’exclamer un jour en pleine tribune « cet arbitre de ligne est un gueux ! », marquant ainsi le premier esclandre d’une longue série. Cette année, leur nouvelle marotte, inspirée par le milieu du football, consiste à « imiter le cri de l’immigré quand Djokovic touche la balle », ce joueur serbe dont le nom « sent bon la reconduite aux frontières », selon les « boys ».

Tapage nocturne dans leur local de l’avenue George V

Leurs frasques pourraient cependant toucher à leur fin. Rappelés à l’ordre pour tapage nocturne dans leur local de l’avenue George V, beaucoup ont pris peur. « Plus tard, j’aimerais intégrer un cabinet ministériel comme mon père », explique l’un d’eux. « Ça me manquera mais je ne peux pas me permettre de vivre aussi dangereusement ».

* Par souci d’anonymat les prénoms et les particules ont été changés

La rédaction

 

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