Le Conseil d’État tranche en faveur du droit à sortir avec une copine de sa sœur

67 Publié le 08/07/2015 par La Rédaction

Saisi par un jeune Lyonnais à l’issue d’une soirée arrosée, le Conseil d’État a rendu ce vendredi sa décision sur la possibilité ou non de papillonner avec une copine de sa grande sœur. Cet arbitrage ouvre la voie à un projet de loi encore polémique.

Saisi par un jeune Lyonnais à l’issue d’une soirée arrosée, le Conseil d’État a rendu ce vendredi sa décision sur la possibilité ou non de papillonner avec une copine de sa grande sœur. Cet arbitrage ouvre la voie à un projet de loi encore polémique.

Réaliser un vieux rêve de collège

C’est sur la constitutionnalité d’une pratique répandue mais controversée que les magistrats du Palais-Royal ont été consultés ce mois : peut-on décemment fréquenter une amie de sa sœur sans susciter de gêne – voire de foudre – fraternelle? À la faveur du gommage croissant des frontières intergénérationnelles, nombreux sont ceux qui trouvent l’occasion ou le courage de réaliser un vieux rêve de collège en engageant un « crush » de longue date – auparavant hors de portée. Or les retombées de telles relations, si elles sont généralement sans conséquences, peuvent parfois se révéler dramatiques au niveau de la cellule familiale. « Ma sœur m’avait prévenu que son groupe de copines, c’était pas négociable », explique Léo, 24 ans. « Mais il y a des opportunités qui ne se refusent pas, vous comprenez ? ». Pour cette perfidie, le jeune homme va néanmoins payer le prix fort : une altercation dantesque en public, suivi d’un silence radio de près de 8 mois.

Un jeu risqué

Un jeu risqué donc, d’autant que de telles représailles peuvent facilement mettre un terme à l’idylle en question. C’est le cas de Jules, dont l’embryon d’histoire avec une amie de sa sœur de seulement 1 an son aînée a pris prématurément fin suite au veto inconditionnel de cette dernière. Des mesures drastiques, « à la hauteur du blocage mental qui prévaut encore chez de nombreux individus », selon Catherine Bergeal, vice-présidente du Conseil d’État. « À mon sens, si la grogne initiale est aisément compréhensible, le principe de proportionnalité et de temporalité doit toutefois primer ». De fait, évoquant le projet de loi en cours de rédaction au sein de la Section consultative, la magistrate a fait part de débats particulièrement houleux, « du jamais vu depuis le rapport de 2009 sur la possibilité d’embrasser l’ex de son meilleur ami ».

La Rédaction

photo: Wikicommons/David Monniaux

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