Florent Manaudou manque de se noyer à l’entraînement, alourdi par ses médailles d’or

78 Publié le 13/08/2015 par La Rédaction

Quelques jours à peine après la reprise de l’entraînement, le Français a frôlé le drame lorsque l’une de ses 17 médailles d’or, qui ne le quittent jamais, a été aspirée par une bonde. Un accident « qui devait finir par arriver », selon son entraîneur, Romain Barnier.

Sa dernière performance aux championnats du monde de Kazan a permis à Florent Manaudou d’ajouter trois nouvelles médailles à une collection déjà bien fournie. Mais, derrière cet incontestable motif de fierté nationale, se cache une dangereuse habitude du nageur, celle de porter l’intégralité de son palmarès en permanence autour du cou.

Avec un poids moyen de 400 grammes par médaille, c’est donc alourdi de 6,8kg que Florent Manadou vit, dort, mange et s’entraîne.

« Il n’y a guère que durant les épreuves officielles qu’il les retire car le règlement l’interdit », précise Romain Barnier, son entraîneur depuis 2011. « Je pense d’ailleurs que c’est la rage que cela suscite en lui qui lui permet d’enchaîner les records de la sorte ».

De l’aveu même de ses coéquipiers au 4x100m, le Villeurbannais ferait ainsi en se déplaçant « un bruit caractéristique et même franchement agaçant, entre la vache suisse et la sonnette de vélo ».

Propos inaudibles derrière le tintement métallique

L’intéressé explique que cette manie découle plus d’un caractère superstitieux et d’un goût du bling-bling que d’un réel désir de provoquer. Cela aura néanmoins failli lui coûter la vie, ce lundi 10 août, lorsque sa médaille d’or obtenue au 50m dos à Doha en 2014 est aspirée par une bonde mal réglée du bassin olympique de Kazan.

D’après des témoins, le nageur ne doit son salut qu’à un technicien ayant eu le réflexe d’actionner l’arrêt d’urgence des pompes. « Il avait l’air déterminé à ne pas la lâcher », confie Evgueni Timochenko, porte-parole du championnat. « Manifestement, il aurait préféré se noyer plutôt que de retirer l’objet ».

L’incident aurait apparemment servi de leçon à Florent Manaudou qui noue désormais ses médailles dans le dos, tel un catogan. Mais le sportif pourrait bientôt être confronté à un autre problème, d’après son entraîneur : « Pour le moment ça va mais, s’il nous fait une saison comme ça l’année prochaine, on va se retrouver avec du 12 kilos de breloques sur le poitrail. J’ai peur que cela impacte sur ses performances ».

Interviewé par la rédaction à ce sujet, les propos de Florent Manaudou se sont révélés inaudibles derrière le tintement métallique.

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