Emmanuel Macron se réveille nu et sans programme sur le toit d’un hôtel de Las Vegas

68 Publié le 08/03/2017 par La Rédaction

Mais qu’a-t-il bien pu se passer ce weekend au Caesars Palace, célèbre hôtel de la capitale du jeu ? En déplacement auprès de la communauté française aux États-Unis, le candidat d’En Marche semble avoir brièvement perdu le contrôle de sa soirée – dans des conditions qui restent à éclaircir.

 

« Is that him ? The French guy ? ». Ce lundi à 7h05 du matin, le personnel du Caesars, fleuron hôtelier de Las Vegas situé de plain-pied sur le célèbre Strip, semble bien embarrassé devant la scène. Et pour cause : devant lui, juché sur un gigantesque trône en toc dont on ne sait trop comment il est arrivé ici, dort Emmanuel Macron – ex-banquier d’affaires, ex-ministre et l’un des favoris à l’élection présidentielle française du mois de mai prochain.

Pour incongru qu’il semble être, ce roupillon attire pourtant moins l’attention que l’accoutrement et l’entourage du candidat d’En Marche : l’homme est encore affublé d’un curieux chapeau en carton-mousse sur lequel on peut lire « Spring break bitches ! University of Phoenix class of 2017 » en lettres paillettées, d’une seule santiag en lézard rouge, d’une improbable cravate à l’effigie de Dan Bilzerian (célébrité Instagram connue pour son mode de vie exalté mêlant armes à feu et jeunes demoiselles) et, en guise de feuille de vigne, un simple boxer aux couleurs des Miami Dolphins.

Enfin et surtout, attaché à l’un des pieds du trône par une solide chaîne de métal, s’impatiente un gigantesque tamanoir. L’animal, dont on devine la nuit mouvementée, commence visiblement à trouver le temps long. Les deux employés incrédules s’approchent prudemment.

« Did you see my program? »

Réveillé à grand peine et avec toute la sollicitude qui sied à un homme d’une telle stature trouvé dans une telle situation, Emmanuel Macron tarde à reprendre ses esprits. Le cheveu ébouriffé, l’anglais pâteux, il se fait péniblement expliquer où il se trouve. En apprenant qu’on vient de le réveiller sur le toit du Caesars Palace au lieu du Marriott où il a sa chambre, le candidat ne s’émeut pas outre mesure. « Hmm, grosse soirée ça encore », grommelle-t-il en français devant le staff médusé. Descendu de son invraisemblable trône, l’homme semble à la recherche de quelque chose, farfouille dans le bric-à-brac de cannettes et de jouets en plastique qui jonchent le sol. « Vous avez pas vu mon programme ? My program ? Did you see it ? Non ? Pff, ’comprennent rien ces deux cons-là », s’impatiente-t-il.

Son programme : la liste de propositions qu’un pays entier attend fébrilement, de l’autre côté de l’Atlantique. Emmanuel Macron avait enfin terminé de le rédiger hier après-midi et s’était accordé un moment de détente pour célébrer cet achèvement. Qu’est-il arrivé ensuite ? Ça, seules les bandes de surveillance du Las Vegas Police Department pourraient nous le dire. Une chose est sûre: le programme, lui, a de nouveau disparu.

Alors pour l’heure, le candidat, imperturbable dans sa santiag rouge, se fait raccompagner sans esclandre à la sortie du Caesars Palace. Trottinant à ses côtés, le gros tamanoir: « Il s’appelle Hervé Morin« , sourit Macron. « Je le garde« .

 

 

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