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Politique

Laurent Nuñez : « La majorité des bavures se sont déroulées dans le calme »

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a souhaité revenir sur les accusations de violence envers les CRS lors de la journée du 17 octobre. 

Publié le

 mar 


Parti à la rencontre des CRS pour sonder le moral des troupes, Laurent Nuñez a été alpagué ce matin par plusieurs manifestants. Confronté à plusieurs images choquantes prises le 17 octobre, le ministre de l’Intérieur a fermement nié tout déferlement de violence. « Je vous assure que chaque bavure a été minutieusement proportionnée », explique-t-il. « Je ne nie pas que certains CRS ont pu avoir la main un peu lourde sur les grenades à fragmentation, les roquettes au napalm et les pièges à ours, mais n’oublions pas qu’en face, bon nombre de manifestants étaient armés de jeux de mots ! », poursuit-il en dévoilant des images de pancartes comportant des slogans tels que « Lycée nous étudier » ou encore « Sébastien Lecornet me fout les boules ».

Interrogé quant aux nombreux lycéens mutilés par les forces de l’ordre, Laurent Nuñez minimise. « Écoutez, je connais personnellement l’un des CRS qui a crevé l’œil d’un lycéen et sachez que c’est une image qu’il voit sans arrêt passer devant ses deux yeux », explique-t-il. Accusé également d’avoir participé à débrider la violence des forces de l’ordre, le ministre de l’Intérieur nie en bloc. « C’est faux ! J’ai moi-même fait passer une loi ordonnant aux CRS d’arrêter de tremper les balles de LBD dans de la harissa », poursuit-il en tapant du poing sur un collégien.

En attendant l’acte deux samedi prochain, Laurent Nuñez s’est également engagé à réduire de 99 % les victimes de violences policières lors des manifestations en supprimant purement et simplement les manifestants. 

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