Les Editos
« Mon cher Jean-François, je te briserai la nuque » par François Fillon, ancien Premier ministre
Après les propos de Jean-François Copé à son encontre dans notre édition d’hier, François Fillon a tenu à apporter un droit de réponse.
Française, Français, mes chers compatriotes et amis militants, cher Jean-François Copé,
Depuis maintenant trois jours, notre parti, et par ricochet notre pays, sont plongés dans une crise. Rarement sous la Vème République les fondements mêmes de nos institutions auront été aussi menacés. Ce qui s’est passé dimanche et lundi ne concerne pas tant un parti politique ou des militants que notre pays. Et j’aimerais aussi répondre aux menaces, aux mensonges, aux intimidations. Non je ne plierai pas, non je n’abandonnerai pas.
Je n’ai pas peur du combat. J’ai une longue expérience. J’ai affronté moult conseillers communaux, régionaux, qu’ils soient socialistes ou communistes, dans des débats qui ont parfois duré en soirée jusqu’à 21h, 21h30. Dans l’adversité, dans les longs hivers du Mans, quand le soleil se levait tout juste dans la plaine de Sablé, je n’ai jamais baissé les bras. Nous autres Sarthois nous avons toujours su faire face. Nous sommes rompus aux efforts physiques et ingrats. Nous tiendrons bon. Tes menaces ne nous impressionnent en rien. Les manœuvres politiciennes ne te seront d’aucune utilité. En vérité, tu as déjà perdu.
Je pense que, emporté par ton aveuglement politicien, tu as ignoré ton adversaire, ignoré nos capacités d’adaptation, de réaction et aujourd’hui tu es pris à ton propre piège. Tu ne le sais pas mais tu es déjà mort. Mes hommes sont partout. Nous sommes patients, organisés, déterminés. Qui nous sommes importe peu, tout ce qui importe c’est notre plan. Tu vas devoir apprendre à vivre dans la méfiance permanente, de ton chauffeur, de ton chien ou de ta femme.
Je n’ai pas peur. J’ai des ressources. Mes deux ans chez les Vietcongs au Cambodge (tu croyais vraiment que c’était par passion pour l’ornithologie ?), ma connaissance de douze langues, de six styles d’arts martiaux (dont deux qui ne sont plus enseignés). Cela prendra le temps qu’il faut, mais je vais te traquer, te retrouver, et un jour cher Jean-François, je te briserai la nuque.
Vive la République, vive la France, vive l’UMP !
François Fillon
Ancien Premier ministre et président de l’UMP.
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