Politique
Après 24h en France, les réfugiés déjà déçus par le bilan de François Hollande
La France a accueilli hier un premier contingent de 200 réfugiés, principalement des Syriens et des Irakiens. Mais quelques heures à peine après leur arrivée, nombre d’entre eux peinent à masquer leur déception quant à la situation économique et sociale du pays.

Les dons de chandails et de croissants chauds n’y ont rien fait : à la faveur d’une conférence de presse improvisée dès leur sortie du bus, les premiers migrants arrivés à Champagne-sur-Seine ont tiré à boulets rouges sur le bilan intérieur du Président Hollande, qu’ils estiment « sympathique mais pas à la hauteur des enjeux européens contemporains ».
En effet si la plupart des 24 000 réfugiés que la France s’est déclarée prête à accueillir n’ont pas manqué de remercier le gouvernement pour « son ouverture généreuse quoique tardive », rares sont ceux qui entretiennent encore des illusions quant à l’inversement de la courbe du chômage ou la réforme de la fiscalité des PME.
Kadira, 33 ans, arrivée de Rakka via la Grèce puis l’Italie, ne manque ainsi pas d’épingler le « véritable tournant libéral » opéré par le gouvernement et incarné aujourd’hui par Emmanuel Macron. Elle le dit sans ambages : « nous, Syriens, ne nous reconnaissons pas dans le pacte républicain hollandien ».
Pour elle, l’explosion du nombre des mouvements sociaux depuis 2014 n’a rien d’anodin : « en Syrie, du temps où nous étions moins bombardés par l’aviation d’el-Assad et pas encore torturés par les miliciens de l’EI, tout le monde travaillait le dimanche et personne n’aurait imaginé faire la grève un jour », explique-t-elle. « Pour les Français en revanche c’est une remise en question fondamentale et le peuple syrien compatit sincèrement ».
Appel à redresser la barre avant l’échéance électorale de 2017
Béchir, 22 ans, mâche encore moins ses mots en expliquant avoir tenu le compte – dans les décombres de son immeuble et au cours de sa traversée en canot de sauvetage – des promesses non-tenues du Président Hollande : « beaucoup a été dit mais peu a encore été fait pour alléger la pression fiscale qui pèse terriblement sur les Français et pénalise durablement la compétitivité économique du pays ».
Son frère Riyed renchérit en ironisant sur la reculade de la taxation à 75% en janvier dernier, symbole selon lui d’un gouvernement prêt à se désavouer plutôt que de risquer des réformes en profondeur.
Mohamed Jedid, porte-parole improvisé du bus venu de Stuttgart, a averti qu’il était encore temps pour François Hollande de « redresser la barre avant 2017 », et que la présence des migrants en France serait conditionnée à la mise en œuvre d’une politique culturelle « ambitieuse ».
-
SociétéIl y a 2 semaines
Blocus des lycées – Une dame du CDI projetée sur les forces de l’ordre
-
SociétéIl y a 2 semaines
Un CRS ému de mettre les pieds dans un lycée pour la première fois
-
PolitiqueIl y a 2 semaines
Pour réaffirmer son soutien aux juifs, Jordan Bardella se fera circoncire en direct sur TF1
-
SociétéIl y a 2 semaines
Frustration – 86% des Français considèrent insupportable de… Voir plus
-
PolitiqueIl y a 2 semaines
Présidentielle – Pour augmenter leurs chances de victoire, François Hollande et Ségolène Royal se remettent en couple
-
PolitiqueIl y a 1 semaine
Raphaël Glucksmann victime d’une victoire à la primaire du Parti socialiste
-
SantéIl y a 2 semaines
5 bons réflexes à avoir en cas de morsure d’Eric Ciotti
-
SociétéIl y a 1 semaine
« Les lycéens sont des p’tits cons » par un vieux con