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France

Jean-Marc Jancovici : « Il faut limiter les Français à quatre expirations de CO2 dans une vie »

Face au réchauffement climatique, l’ingénieur et enseignant Jean-Marc Jancovici recommande de limiter drastiquement les émissions de CO2 produites par chaque Français. 

Publié le

 mar 

© Crédit photo : Pexels

C’est dans son appartement d’Orsay que nous retrouvons Jean-Marc Jancovici pour un entretien exclusif. Après nous avoir invités à nous asseoir dans son « salon décroissant », une pièce composée d’un unique tabouret en bois et de trois petits Lu, le célèbre conférencier nous confie son analyse sur la situation climatique actuelle. « Le problème aujourd’hui, c’est qu’on respire beaucoup trop », nous explique-t-il, d’emblée. « On parle beaucoup de la voiture, de l’avion, du chauffage, de la viande, mais personne ne s’interroge sur la première cause des émissions d’un Français : lui-même », poursuit-il sans respirer, le teint pourpre. « Prises individuellement, ces expirations sont négligeables… mais… multipliées par… environ… vingt mille respirations par jour… sur quatre-vingt ans… ça vous fait un… un sacré bilan carbone ! », conclut-il, entièrement mauve, avant de s’effondrer sur le lino. 

Une fois revenu à lui, Jean-Marc Jancovici nous expose alors une solution radicale. « Je pense qu’on peut raisonnablement autoriser quatre expirations sur l’ensemble d’une vie. Le reste, c’est du confort. » Quand on lui demande si ce n’est pas un petit peu extrême, Jean-Marc Jancovici fait la moue. « Il va falloir apprendre à faire des concessions. Les incendies, la sécheresse, les ouragans, les coulées de boue, c’est en partie dû au fait qu’on recrache du CO2 n’importe comment. À chaque éternuement, c’est une maison qui brûle. À chaque bâillement, c’est la banquise qui fond ! » s’emporte-t-il, le visage à nouveau gonflé et cramoisi. Puis d’ajouter : « Parler en continu est également une source non négligeable de production de CO2. Voilà pourquoi je propose de supprimer purement et simplement Fabrice Luchini »

Une proposition audacieuse que le président de The Shift Project entend prochainement défendre devant le Sénat en plus d’une autre mesure : interdire purement et simplement le dernier soupir poussé sur son lit de mort pour « faire rapidement de la Terre un lieu où il fait bon vivre ». 

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