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Société

Depuis 25 ans, un mythomane prenait des pauses clopes alors qu’il ne fumait pas

On est passés de la stupeur à l’incompréhension, puis à la colère chez Devillers Assurances (Nantes). Ses salariés ont découvert que l’un d’eux faisait semblant d’être fumeur depuis 25 ans pour bénéficier des fameuses « pauses-clopes ». 

Publié le

 mar 

© Crédit photo : Pexels

Il mentait depuis 25 ans, trois fois par jour. « Une clope à 10h, une autre à 14h, une dernière à 16h, il était réglé comme du papier à musique » commente Sandrine V., secrétaire de direction. « On ne se doutait de rien, Philippe cachait bien son jeu, c’est vraiment la douche froide. » Philippe Cocherin était pourtant un membre apprécié du personnel : sérieux, ponctuel, aimable, il avait également de bons chiffres. Mais ses trois pauses clopes quotidiennes, d’une durée de 5 à 10 minutes chacune, représentent aujourd’hui un énorme manque à gagner pour l’entreprise, sur ses 25 ans de maison. 

« On ne s’est aperçu de rien… jusqu’à ce qu’on découvre qu’il pouvait monter trois étages sans être essoufflé, et qu’il avait encore les dents blanches. » confie Sylvain, un collègue de longue date. « En fait il n’a fumé qu’au lycée et un peu à la fac. On croit toujours que ça n’arrive qu’aux autres, mais on a tous été roulés dans la farine ». Car si les autres fumeurs de l’entreprise prennent autant, voire plus de pauses que Philippe Cocherin, c’est au détriment de leur santé. « On nous laisse fumer parce qu’on a pitié de nous, avec notre haleine de fennec. Lui, il n’avait même pas la peau jaunie… On est dégoûtés. » Contacté, Philippe Cocherin n’a pas souhaité répondre à nos questions et se mure dans le silence depuis la découverte de son sombre secret.

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