Culture

Steven Spielberg avoue ne pas avoir encore regardé « Cheval de Guerre »

Cannes – Le président du prochain festival de Cannes qui s’ouvre aujourd’hui s’est laissé aller à une confession pour le moins originale hier à son arrivée. Le réalisateur chevronné a ainsi avoué qu’il n’avait pas encore osé regarder le film « Cheval de Guerre » et qu’il n’en avait pas encore l’intention, un peu refroidi, selon lui, par les critiques mitigées. Reportage.

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Cannes – Le président du prochain festival de Cannes qui s’ouvre aujourd’hui s’est laissé aller à une confession pour le moins originale hier à son arrivée. Le réalisateur chevronné a ainsi avoué qu’il n’avait pas encore osé regarder le film « Cheval de Guerre » et qu’il n’en avait pas encore l’intention, un peu refroidi, selon lui, par les critiques mitigées. Reportage.

Pas fan de ce genre de film

C’est un Steven Spielberg heureux qui est arrivé hier à l’aéroport de Nice, avant de se rendre à l’Hôtel Majestic où il résidera durant tout le festival de Cannes. Le réalisateur a donné, avant le début du festival, une rare interview dans laquelle il confesse n’avoir pas encore vu le film « Cheval de Guerre » depuis sa sortie. « Je ne suis pas fan de ce genre de film, pour tout dire. Les films sur les animaux, c’est un peu la corde raide, on tombe vite dans le tarte » a-t-il expliqué aux journalistes qui lui ont ensuite fait un rapide résumé du film.

« C’est pas un peu ‘Sauvez Willy’ durant la guerre de 14? » a alors demandé Steven Spielberg, qui est resté dubitatif. Plusieurs journalistes ont alors longuement expliqué le concept et l’histoire du film, la relation entre un cheval et son propriétaire, séparés et réunis par la guerre. Le réalisateur a alors hoché la tête, affirmant qu’il s’agissait sans doute d’un film « peut-être davantage destiné aux enfants. Je suis moi-même un grand enfant mais là j’ai peur d’être trop vieux jeu pour le regarder, j’ai peur de ne pas du tout accrocher ».

Peu séduit par l’idée globale, le réalisateur a fermé la porte à un rachat des droits pour en faire un remake américain. « Il faudrait moderniser toute l’histoire, pour qu’elle soit plus proche de nous. Peut-être faut-il qu’elle soit plus adulte. Cette histoire de cheval fait un peu cliché. » Et le réalisateur de faire un peu d’humour sur un film qu’il n’a même pas encore vu. « Je suppose qu’en plus, au début du film, le héros assiste à la naissance de son cheval ? ».

Ce n’est pas la première fois que Steven Spielberg critique un film sans l’avoir vu au préalable. À l’époque, il avait longuement éreinté George Lucas pour son écriture du 4ème volet d’Indiana Jones, un film que Spielberg a toujours avoué n’avoir jamais vu et qu’il a réaffirmé ne jamais vouloir visionner.

La Rédaction

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