Société

Des salmonelles gênées par la présence de glyphosate dans le bébé qu’elles tentaient de contaminer

Un groupe de bactéries mécontentes à décidé de créer une structure associative pour protester contre la présence de glyphosate dans les bébés humains. Reportage.

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Depuis hier, Sami, une bactérie salmonnelle Enterica est à la tête de “Stop Glyphosate”, une nouvelle association appelée à se joindre à la lutte contre le produit chimique utilisé pour herbicide. « Nous constatons un taux de glyphosate en constante augmentation sur ces dix dernières années dans les bébés que nous contaminons » explique la bactérie en précisant qu’une exposition prolongée à la molécule pouvait avoir des conséquences graves pour son espèce.

Si aucune étude sérieuse n’a encore été menée sur le sujet, les effets nocifs du glyphosate sur les salmonelles ont déjà pu être constatés sur des cas isolés. Problème de mobilité ou de fertilité : la reproduction des bactéries serait déjà impactée par la molécule au point de menacer l’espèce sur le long terme. De son côté, un porte parole glyphosate s’est exprimé sur le sujet pour tenter de désamorcer le début de crise en déclarant que « les bébés humains ne sont la propriété de personne, il y a assez de place pour accueillir tout le monde et cohabiter en paix ».

D’après un récent sondage, plus de 90% des salmonelles voient d’un mauvais œil le fait que l’Europe ait autorisé l’exploitation du glyphosate pour les cinq prochaines années. Une décision qui pourrait obliger les bactéries à changer de vie. Comme Sami, qui dit envisager de quitter le secteur de l’alimentation industrielle pour retourner contaminer dans un food-truck.

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