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Sciences

Nature – 250 drones russes entament leur migration annuelle

Comme chaque année depuis quatre ans, plusieurs centaines de drones russes ont été aperçus fendant le ciel avec grâce en direction de l’ouest. Reportage.

Publié le

 mar 


Plusieurs ornithologues ukrainiens observent depuis plus de quatre ans les migrations gracieuses d’un volatile aussi atypique qu’attachant : le drone suicide kamikaze GERAN-2 aux munitions rôdeuses à usage des infrastructures. Un ogivepare à sang froid qui, à l’approche de l’hiver, du printemps, de l’été ou de l’automne, déploie ses hélices pour s’envoler vers l’ouest en formant un grand “V”. Avec une vitesse de vol pouvant atteindre 140 km/h, ce sympathique palmipède peut mettre jusqu’à 30 minutes pour atteindre sa destination, ultime recours pour se protéger du froid grâce à une technique bien rodée consistant à exploser violemment au contact d’une surface. 

Grâce à la plateforme eurodroneportal.ua permettant de suivre en temps réel les déplacements des drones russes, Bohdan Keller, spécialiste du drone suicide kamikaze GERAN-2 aux munitions rôdeuses à usage anti-infrastructure, nous en livre un peu plus sur sa fascinante technique de migration. “Ces petits drones sont époustouflants. Ils ne possèdent ni boussole, ni carte, et pourtant savent parfaitement se repérer dans l’espace pour atteindre leur objectif” explique-t-il, émerveillé. “De plus, grâce à leur plumage tantôt gris, tantôt vert kaki, ils peuvent se camoufler facilement pour échapper à leur prédateur naturel : le drone intercepteur ukrainien (ou “Sting”).” poursuit-il. “Enfin, et ça peut sembler surprenant, mais ils ne peuvent pas migrer sans être surveillés par leurs parents. Ces derniers restent à distance pendant toute la migration mais gardent toujours un œil sur leurs bébés pour garantir qu’aucun d’entre eux ne se perde en chemin” ajoute-t-il en regardant sur son écran une nouvelle volée de volatiles se poser gracieusement contre un hôpital civil. 

Une espèce fascinante mais en danger puisque classée huitième des volatiles en voie d’extinction par WWF en 2025, une place causée à la fois par l’activité humaine et par la fâcheuse habitude de l’espèce à s’autodétruire lors des exodes saisonniers. Vladimir Poutine a de son côté annoncé “prendre ce problème très au sérieux” et promis de réintroduire plus de 80 000 spécimens dans leur milieu naturel d’ici 2027.

Crédits photo : Anton Petrus via GettyImages.

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