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Loisirs

Le Paname Art Café s’engage à payer chaque humoriste au bout de « 10 000 gros rires »  

En pleine polémique, les dirigeants du Paname ont dévoilé plusieurs mesures pour faire du plateau d’humour parisien un lieu où il fait bon vivre pour les artistes. 

Publié le

 mar 

© Pexels

Suite au coup de gueule poussé par l’humoriste Sylvain Fergot sur les réseaux, le fondateur du plateau de stand-up « Le Paname », Karim Kachour, a souhaité réagir publiquement. Dans une vidéo publiée sur son compte personnel, l’entrepreneur affirme que « le Paname a toujours été un lieu de respect et d’égalité » et promet que tous les humoristes passant sur la scène du Paname seront désormais automatiquement rémunérés, « une fois, bien sûr, avoir franchi la barre symbolique des dix mille rires sonores et des cinq cents standing ovations prévus dans leurs contrats. » 

Pour ce faire, soixante-dix capteurs sonores et trente-huit caméras infrarouges seront installés dès ce mercredi à l’intérieur de la salle afin d’enregistrer en détail les réactions des spectateurs à chaque passage des artistes. La qualité des rires, jugé par intelligence artificielle, conditionnera ensuite le montant alloué à chaque humoriste. Pour un nombre de « gros rires » compris entre dix mille et trente mille par semaine, chaque artiste aura le droit d’être payé au chapeau à la sortie de la salle. Au-delà, ce sont « cinquante euros bien mérités » que les comédiens pourront espérer recevoir en billets de cinq euros. En revanche, en dessous des dix mille rires, les artistes seront automatiquement déprogrammés et condamnés à venir faire la plonge au restaurant du café-théâtre pendant huit mois consécutifs. 

Le Paname précise également que les rires de politesse, les soufflements de nez et les « ohhhh » outrés ne seront pas comptabilisés. De même, les personnes issues de la famille, des amis proches ou des collègues des humoristes présents sur scène n’entreront pas dans l’équation car jugées « trop partiales et non représentatives de la qualité de l’humour sur scène. ». Une façon pour Karim Kachour de conserver ce qui a fait le succès du Paname : « la passion du rire », « l’excellence dans l’humour » et « de ne jamais savoir qui sera présent le soir même, que ce soit pour le public ou pour les artistes ». 

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