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Société

Faute de moyens, sa crise de la quarantaine réduite à un monocycle

Adrien Pinault, 42 ans, traverse une véritable crise de la quarantaine. Mais ses moyens limités l’empêchent d’investir dans un bateau, un tour du monde ou une voiture de sport : il a donc dû se résoudre à un monocycle.

Publié le

 mar 


La crise de la quarantaine est une phase de remise en question, et parfois de décisions hasardeuses, comme pour se prouver quelque chose. Si Adrien Pinault, serveur depuis douze ans au bar « Au Bureau » de Rosny-sous-bois (93), en avait les moyens, il aurait craqué pour « un Porsche, même d’occasion ». Malheureusement, son salaire minimal et son addiction au jeu à gratter ASTRO n’a pas aidé à ce qu’il se constitue le capital nécessaire à une vraie belle crise de la quarantaine. Il a donc dû se rabattre sur un monocycle « flambant neuf », made in China. 

« Pour moi, c’est un moyen de dire merde au monde qui m’entoure. Oui je me suis mis au monocycle, et alors ? Je me sens libre, et j’ai le droit d’emprunter les pistes cyclables. Je me suis déjà cassé la gueule six fois, mais aujourd’hui, je sens que je fais pas mal d’envieux » nous confie Adrien, un petit sourire aux lèvres, et le bras toujours en écharpe. « Normalement ils m’enlèvent le plâtre dans deux semaines, mais d’ici là, je vais pouvoir me perfectionner encore ».

Soutenu par son entourage, Adrien maintient qu’il a pris la bonne décision. Et s’il parvient à se perfectionner, gageons qu’il lancera une tendance durable, plus écologique et plus éthique que les traditionnels SUV et autres escort-girls des quarantenaires en pertes de repères. 

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