Société

Argenteuil : le rassemblement anti-flashball dispersé au flashball

Près d’une centaine d’habitants d’Argenteuil (Val d’Oise) se sont rassemblés jeudi soir pour protester contre l’usage abusif du flashball par la police, et dénoncer les dangers que représente l’utilisation de cette arme sur la voie publique. Dispersés au même flashball par les forces de l’ordre, « ils ont eu la chance de constater d’eux mêmes l’inexactitude de leurs accusations », selon le communiqué de la préfecture de police de Paris.

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En recevant la demande d’autorisation transmise par la mairie d’Argenteuil, la Direction Générale de la Police Nationale (DGPN) a immédiatement sauté sur l’occasion. Une centaine de personnes, relativement calmes et statiques, massées dans un environnement clos : le scénario rêvé pour une démonstration grandeur nature, à destination du public en général et de ses détracteurs en particulier, de l’innocuité du flashball en tant qu’outil de maintien de l’ordre.

Consigne est donc transmise au maire d’approuver immédiatement la manifestation et de la canaliser vers la place des Canuts, aux abords de laquelle attendent une trentaine de CRS. Le cortège est alors accueilli par une volée de flashball, tirée à distance rigoureusement réglementaire. Selon la police, après un mouvement de surprise initiale, les manifestants auraient alors réalisé combien ils avaient fait fausse route jusqu’alors, et se seraient excusé auprès des forces du brigadier-chef en charge.

« Merci à la police d’Argenteuil de m’avoir montré mon égarement »

Aucune information n’a pour le moment filtré du côté des organisateurs et participants, mais BFM TV a pu interviewer le jeune Sofiane S., au sortir de sa garde à vue « de routine ». Le visage et les membres tuméfiés suite à une chute dans l’escalier du commissariat, le jeune homme a tenu à chaleureusement remercier la mairie et la police d’Argenteuil de lui avoir « montré de manière pédagogique son égarement et l’hypocrisie de son combat ».

Du côté de la DGPN, l’expérience a été jugée tellement satisfaisante que les maires de toutes les grandes villes de France auraient été encouragés à la mettre en œuvre « autant de fois que nécessaire ».

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