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Se tenir le menton entre le pouce et l’index n’augmenterait les capacités cognitives que de 12,5%

D’après une étude à paraître dans le Journal of the American Medical Association, se tenir le menton entre le pouce et l’index n’aurait qu’un impact limité sur les capacités cognitives. Prenant le contre-pied de toutes les recherches sur le sujet, les résultats démontrent en effet une progression de l’activité neuronale d’à peine 12,5%. Le monde scientifique est en émoi.

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Une précédente étude déclarative faisait pourtant ressortir des résultats nettement supérieurs. Pour 85% des personnes interrogées, se tenir le menton entre le pouce et l’index « doublerait voire triplerait leurs capacités intellectuelles ». Cette croyance ancrée de longue date dans l’imaginaire populaire serait à elle seule responsable de la prise de « très mauvaises décisions » comme la conception de Windows Millemium ou, plus fréquemment, le désir de « goûter ses crottes de nez pour vérifier si c’est vraiment salé. »

Sachant travailler sur un sujet sensible, les responsables de l’étude se sont efforcés de suivre un protocole extrêmement complexe. Ainsi, pour isoler et neutraliser l’effet placebo, les scientifiques ont greffé aux participants de faux doigts en plastique afin d’identifier l’impact cognitif réel de vrais doigts apposés sur le menton. Une opération très coûteuse mais nécessaire car, « l’effet placebo joue ici à plein. Nous avons consacré beaucoup de temps et d’énergie pour trouver cette solution et je pense pouvoir affirmer sans me tromper que c’est une réussite », confie en fronçant les sourcils et en hochant la tête Gilles Pratzky, directeur de recherche au CNRS.

Se gratter la tête avec l’index augmente l’activité neuronale de 23%

« Il faut savoir que 12,5% c’est très peu. Cela peut aider à formuler une phrase complexe sans faute de grammaire mais c’est à peu près tout, ne vous attendez pas à comprendre un film de Philippe Garrel grâce à cela. » À titre de comparaison, se gratter la tête avec l’index ou se cogner la tête avec le poing augmente l’activité neuronale de 23% et 30%, un impact infiniment supérieur à celui de la lecture et de l’apprentissage scolaire, jugé négligeable par le rapport.

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