Economie

Santé : après Monsanto, Bayer rachète le Mordor

Leverkusen – Mais jusqu’où ira Bayer ? Moins d’une semaine après le rachat de Monsanto, la multinationale a pris le marché par surprise en rachetant le célèbre pays noir de la Terre du Milieu 70 milliards d’euros. Une opération de taille couvrant l’acquisition du volcan d’Orodruin, des Monts Cendrés mais aussi une manière forte pour le groupe de réaffirmer sa supériorité. Reportage.

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Une acquisition stratégique qui devrait conforter le géant allemand dans sa position de leader sur le marché du mal. « Le risque était qu’avec le temps, Bayer perde en capital maléfique » explique Michel Fournier, spécialiste en communication des entreprises à l’université de Princeton. On avait presque oublié les cancers propagés par le groupe et son rôle en 2011 dans l’affaire du sang contaminé déplore-t-il.« Mais en s’associant avec le Mordor, ils rappellent qu’ils sont là pour nuire et pour longtemps »

« Très excité » à l’idée de travailler avec Sauron

Werner Baumann, le PDG du groupe, ne cache d’ailleurs pas son enthousiasme et se dit « très excité » à l’idée de travailler avec Sauron, le seigneur des ténèbres qui l’accompagnera pendant la transition « C’est quelqu’un de très professionnel, très soucieux du bien-être de ses employés » explique-t-il. « Grâce à lui, je suis convaincu que les orques Uruk-hai s’intègreront parfaitement à notre nouveau siège allemand »

Controverse et polémique

Un enthousiasme que ne partagent pas les habituels détracteurs de Bayer notamment en raison du rôle joué par le Mordor dans la guerre de l’Anneau quelques milliers d’année plus tôt. « Ils ne pensent qu’à leurs propres intérêts et imposent leurs dogmes aux populations locales ! s’emporte un jeune altermondialiste au bonnet péruvien. Est-ce qu’il faut rappeler qu’ils ont envoyé des Nazguls jusque dans la Comté ?!»

Nullement impressionné, Werner Bauman ne se laisse pas démonter et balaie ces attaques d’un revers de main : « avec ses pesticides, Monsanto est beaucoup plus dangereux» rappelle-t-il avant de s’interrompre, brûlé par le reflet d’un crucifix sur son bureau.

 

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