Société

Le canular de Jacques Martin et Daniel Prévost sur le faux village de Montcuq a toujours du succès

Lot – C’est sans doute le running gag le plus connu de l’histoire de la télévision française. Le célèbre canular sur un village prétendument nommé « Montcuq », créé par l’animateur de télévision Jacques Martin, rencontre encore beaucoup de succès dans la presse. Mais aujourd’hui certains habitants du Lot finissent par être agacés de cette publicité. Reportage.

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Lot – C’est sans doute le running gag le plus connu de l’histoire de la télévision française. Le célèbre canular sur un village prétendument nommé « Montcuq », créé par l’animateur de télévision Jacques Martin et Daniel Prévost, rencontre encore beaucoup de succès dans la presse. Mais aujourd’hui certains habitants du Lot finissent par être agacés de cette publicité. Reportage.

Le faux village le plus célèbre de France

C’est en 1976, alors qu’il travaille pour l’émission « Le Petit Rapporteur » que Daniel Prévost a l’idée d’un sketch sur un village au nom à consonance grivoise à partir duquel on pourrait créer quantité de jeux de mots. C’est au cours de vacances dans le Lot en 1975 qu’il découvre le petit village de Peyruchac dont il tombe amoureux. Dès lors, Peyruchac deviendra « Montcuq » dans ce qui est vraisemblablement le sketch le plus connu de la télévision française.

Un sketch qui depuis plus de trente ans continue à avoir du succès, et la presse n’hésite pas à entretenir l’illusion. Pour preuve, les articles des jours derniers sur les pompiers qui se plaignaient d’un camion trop large pour les rues de Montcuq, un article – que la presse complice s’est empressée de reprendre – bien évidemment totalement faux. Mais aujourd’hui, pour le village de Peyruchac et le département du Lot, la blague a suffisamment duré.

Car chaque année ce sont plusieurs centaines de touristes qui se déplacent sur place, à la recherche de Montcuq et nombreux sont ceux qui ignorent totalement le canular. « Il y a beaucoup de déçus, quand on leur explique que le village n’existe pas, qu’il n’y a pas de Montcuq, certains se mettent même en colère » raconte Jean-Louis Couderc, maire de Peyruchac. En outre, depuis quelques années, il note que de nombreux jeunes journalistes débutants sont envoyés ici pour des reportages. « C’est un peu une forme de bizutage. On leur a dit d’aller faire un reportage sur Montcuq ».

Une situation qui a amené le conseil général du Lot à réagir, pour la première fois, demandant aux médias de mieux informer sur ce canular : « Oui c’était très drôle il y a trente ans, mais ça ne fait plus rire personne ici. Le département du Lot en a assez d’être réduit à un village qui n’existe pas, uniquement pour alimenter les bons mots de la presse parisienne » commente Gérard Miquel, Président du conseil général.

Le Gorafi

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