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L’État islamique se dissout après la découverte des concepts de déficit budgétaire et du financement des retraites

Mossoul – A peine créé et déjà bien dissous. L’État islamique a ainsi annoncé sa dissolution immédiate après avoir découvert l’existence du déficit budgétaire et du financement des retraites. Des heures de débats en perspective qui ont découragé la plupart des fondamentalistes, qui étaient loin d’imaginer pareilles complications et complexités. Reportage.

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C’est tôt ce matin que l’État islamique a annoncé sur les réseaux sociaux sa dissolution, affirmant être totalement dépassé par les évènements. « Beaucoup trop de chiffres à gérer et aucun de nous n’a les diplômes ni les capacités pour comprendre comment tout cela fonctionne » raconte un jeune militant. Car ce qui était le rêve de nombreux djihadistes a tourné au cauchemar quand il a fallu discuter du déficit budgétaire pour l’année prochaine. « Cela s’est tellement mal passé que nous avons mis à mort le rapporteur de la commission des finances et on a du mal à trouver quelqu’un de motivé pour le remplacer » affirme un député.

Outre ce petit souci budgétaire, ce qui a accéléré la chute de l’État islamique c’est aussi la possible longueur des débats autour du financement des retraites, des débats susceptibles d’arriver ponctuellement chaque année et à chaque changement de majorité. « On n’a pas le temps pour ça, on est là pour tuer les infidèles » a affirmé de son côté un député. Certains ont ainsi proposé d’interdire la retraite en abattant toute personne au-delà de 65 ans. Ce qui a provoqué un vif débat entre les partisans d’une mise à mort à l’âge de 65 ans et les partisans d’une mise à mort à 60 ans.

Dans l’ensemble, la plupart des militants s’accordent à dire qu’ils ont vu trop grand, trop vite. « La prochaine fois on devrait voir plus petit, se limiter à une association. Là, un État, on est pas assez futé pour saisir toutes les implications que ça exige » souligne un djihadiste.

La Rédaction

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