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Après la qualité, le goût du sperme se dégrade à son tour en France

Les mêmes scientifiques qui avaient mis en évidence une baisse progressive de la qualité du sperme en France viennent de publier une nouvelle étude. Dans celle-ci, ils confirment l’autre inquiétude soulevée, celle de la baisse du goût du sperme, un sperme qui deviendrait moins agréable, moins goûtu. Reportage.

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Les mêmes scientifiques qui avaient mis en évidence une baisse progressive de la qualité du sperme en France viennent de publier une nouvelle étude. Dans celle-ci, ils confirment l’autre inquiétude soulevée, celle de la baisse du goût du sperme, un sperme qui deviendrait moins agréable, moins goûtu. Reportage.

Un changement de goût

Le sperme est-il vraiment en train de perdre son fameux goût ? C’est l’avis de ces scientifiques qui ont, après en avoir testé la qualité, souhaité en vérifier le goût. Le verdict est sans appel. « On a comparé avec les résultats des années 2000 et il y a clairement un changement de goût, on ne peut pas le nier » affirme le professeur Julliard qui a codirigé l’enquête. « Nous avons goûté notre sperme, puis ceux des collègues. Nous avons mis en place un système de notation, un tableau. » souligne-t-il. « Beaucoup de contre-vérités circulent sur le goût du sperme français, il fallait une étude sérieuse pour l’évaluer ».

Alors que la qualité du sperme est en baisse constante depuis des années, les scientifiques ne se sont consacrés au goût du sperme que depuis les années 2000. « Au début, c’était comme une blague. On s’amusait à goûter le sperme une fois l’expérience terminée. » raconte la professeure Élise Chartier, une des pionnières dans l’étude du goût du sperme en France. Très vite, d’autres collègues vont faire de même et commence à établir un premier tableau comparatif du goût du sperme. « On buvait trois verres de spermes différents, pas plus. Au delà, leurs goûts sont trop proches, et vous risquez de ne pas ou plus les différencier » précise le professeur Julliard.

Un nez

Le professeur Julliard se présente lui-même comme un des rares « nez » à sperme français. « Devenir goûteur de sperme demande beaucoup de temps, de sacrifices » dit-il en goûtant une coupelle de sperme apportée par une assistante. Selon lui, les choses commencent doucement à évoluer, notamment grâce à l’Institut Pasteur qui a décidé de s’investir dans la recherche du goût du sperme pour deux ans. Une étude dans la durée qui a permis de mettre en évidence une dégradation du goût du sperme. « C’est la seule étude qui existe et elle est française » s’enorgueillit le professeur qui veut lancer une campagne d’information sur le goût du sperme, avec une possibilité de dépister maladies et complications.

Mais, seul point négatif, le manque de donneurs volontaires. « Bien sûr, on teste sur le nôtre mais on est rapidement limité » explique le chercheur qui lance un appel aux volontaires et curieux de tout ordre. Une journée portes ouvertes sera organisée dans les prochains jours. On pourra ainsi à loisir faire don de son sperme et s’amuser à participer à des cours de dégustation de sperme ou celui de ses amis en compagnie des scientifiques.

La Rédaction

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