Après François Fillon, Philippe Poutou accusé à son tour d’avoir reçu 500 euros de pantalons Celio

72 Publié le 14/03/2017 par La Rédaction

À moins de cinquante jours des élections présidentielles, les scandales autour des candidats n’en finissent plus de se multiplier. Après les révélations du JDD sur les costumes de luxe offerts à François Fillon, le célèbre hebdomadaire vient de révéler que Philippe Poutou se serait quant à lui vu offrir 500 euros de pantalons Celio.

 

Entre Novembre 2016 et Janvier 2017, le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste aurait ainsi bénéficié gratuitement d’une dizaine de pantalons taille M parmi lesquels plusieurs pantalons cargo imprimé camouflage, cinq pantacourts à carreaux et même deux chinos Slim Premium à 50 euros la paire. « Quand on est aussi marqué politiquement, ça la fout mal », reconnaît avec gêne son porte-parole au NPA.

Outre le fait que les dons supérieurs à 150 euros doivent être déclarés par les candidats, l’identité du mystérieux mécène lui ayant offert ces pantalons pourrait poser problème. « S’il n’est pas un proche de Philippe Poutou, ce cadeau pourrait entraîner un conflit d’intérêts », explique un journaliste du JDD. « Au NPA, l’apparence, le style et le swag jouent pour beaucoup ! La plupart des candidats reverraient leurs principes facilement pour une paire de jeans délavés, frais et stylés ».

Une hypothèse que semble confirmer l’état récent de la garde-robe du candidat. « Philippe serait prêt à beaucoup pour de nouveaux pantalons », explique Hervé Guibert, un proche ayant souhaité garder l’anonymat. « Il vit sur un budget serré depuis le début de campagne et, ces derniers mois, il passait son temps à emprunter des vêtements aux autres membres du parti. Une fois, il a passé six jours dans le jogging Uniqlo d’Olivier Besancenot ».

Interrogé à son tour sur les rumeurs qui circulent à son sujet, Philippe Poutou n’a pas souhaité se justifier outre-mesure. « Il faudra plus que quelques tissus pour me détourner de la démocratie ! », a-t-il énoncé depuis une friperie. « Travailleurs, travailleuses, ne vous laissez pas berner; Les chiens aboient, la caravane passe ! », a-t-il ensuite ajouté avant de demander à un journaliste s’il pouvait lui avancer cinq euros pour déjeuner.

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