Emmanuel Macron : « Les joueurs bien classés à Call of Duty pourront être dispensés du service militaire »

27 Publié le 20/04/2017 par La Rédaction

Au programme de 3 des 4 favoris à la présidentielle, le retour à un service militaire et/ou civique obligatoire est au cœur de l’actualité. Emmanuel Macron, le sémillant candidat du centre-gauche-milieu-droit, a précisé hier les contours de sa proposition.

 

Un service militaire obligatoire d’un mois, l’été, entre 18 et 21 ans. Au programme, rudiments du Famas et de l’éplucheur de pommes de terre, mixité sociale, boules à zéro et premiers émois dans les chambrées : voilà, dans les grandes lignes, la mesure du candidat d’En Marche, dévoilée début mars. Son coût estimé, de 15 à 30 milliards d’euros, a été aussitôt fustigé par la droite, contraignant l’ex-ministre à clarifier son fonctionnement. M. Macron, convaincu de l’aptitude des amateurs de la célèbre franchise Call of Duty, a ainsi précisé que les joueurs classés dans les 25% de tête au niveau national seraient éligibles à une dispense. Mais les joueurs classés dans les 25% au niveau mondial, « exploit autrement plus remarquable » aux dires du candidat, pourront en revanche être sollicités pour des rotations en état-major – « la rançon de la gloire en quelque sorte ».

Emmanuel Macron se veut le candidat des nouvelles technologies et de l’innovation. Cette mesure est pour lui l’occasion de prouver à la fois la constance du programme et la cohérence du candidat : « En effet, on ne peut dénoncer à chaque fusillade la préparation qu’avaient constitués les jeux vidéos pour leurs auteurs, sans reconnaître dès lors que ces mêmes jeux constituent un formidable levier de formation », abonde Faustine Malandé, la subjuguante directrice de campagne adjointe et fidèle de la première heure.

Des professionnels aguerris en qui il a toute confiance

L’ancien locataire de Bercy n’en démord pas : pour lui, cette population est constituée de professionnels aguerris en lesquels il a toute confiance. « Formés au maniement de toutes les armes à feu modernes, au pilotage de tous les engins, de la jeep au drone », s’enthousiasme-t-il. « Et sur tous les théâtres : Irak, Afghanistan, Russie, Angola, Brésil… Même Paris et Berlin, grâce à COD : Modern Warfare 3 ! ».

Cette différence de traitement, fondée sur des critères pour le moins novateurs, ne fait naturellement pas l’unanimité. Elle s’est notamment attirée les foudres de Marine Le Pen et Philippe de Villiers qui y ont aussitôt vu un favoritisme à destination de « chômeurs écervelés et gras du bide ». La réponse d’Emmanuel Macron ne s’est pas faite attendre : « On ne cesse d’affirmer que ce qui manque aux jeunes générations, c’est une bonne guerre. Eh bien je vous propose de distinguer celles et ceux qui en ont connues, des guerres. Et des moches. Qu’on ne vienne pas me dire qu’abattre Zakhaev à 896 mètres de distance à la fin de Modern Warfare 1 était facile ».

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