Au restaurant, Christophe Barbier demande à changer de place pour ne pas être gêné par une table de chômeurs

0 Publié le 20/06/2019 par La Rédaction
By ActuaLitté - Christophe Barbier - Prix Bristol des Lumières 2015, CC BY-SA 2.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46750250

Paris – Le célèbre éditorialiste a provoqué un mini-scandale dans un restaurant parisien hier midi. Gêné par la présence d’un ou de plusieurs chômeurs à une table attenante à la sienne, il a instamment demandé à changer de place sous peine de quitter l’établissement. Reportage.

« Je veux parler immédiatement au manager » s’est emporté l’homme à l’écharpe rouge le plus connu du PAF. La raison de sa colère ? Une tablée de chômeurs installée près de sa place favorite. « Inacceptable » a-t-il commenté en commençant un Facebook Live sur la page Facebook de l’Express. « Je viens manger ici tous les jours depuis 15 ans et ce midi je constate que mon resto a laissé entrer des chômeurs pour manger, c’est scandaleux » a-t-il affirmé en filmant les visages des personnes attablées. « Regardez moi ça, ça picole, ça bouffe pour 10 et ça creuse le déficit de la nation française et ça va demander des indemnités » a-t-il ajouté en donnant une tape sur la tête d’un des enfants du groupe.

Alerté, le personnel du restaurant a tenté de raisonner l’éditorialiste qui a alors menacé de mettre tout le monde au chômage. « Vous voulez finir comme ces gens, sans amour propre, qui passent leur temps à regarder Motus ? Ah si seulement on appliquait le système anglais, zéro indemnités, on pourrait manger sans avoir des verrues autour de nous » a-t-il crié tandis qu’il se servait de son écharpe pour fouetter le petit groupe de chômeurs qui tentaient de se cacher sous les tables. « Rattrapez les ! Appelez la Préfecture de police ! » a-t-il hurlé devant des clients médusés.

C’est finalement le chef de l’établissement qui a mis fin au malentendu et à l’incident, expliquant à l’éditorialiste qui était en train d’être maîtrisé par deux infirmiers qu’il ne s’agissait pas de chômeurs mais de simples touristes étrangers, ce qui expliquait leur présence dans ce restaurant à cette heure un jour de semaine.

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