Marine Le Pen propose d’entourer la France d’un mur payé par l’Algérie

106 Publié le 13/02/2017 par La Rédaction

En meeting à Lyon dimanche, la présidente du FN a dévoilé ses « 144 engagements pour la France ». Si la plupart relèvent de la facture xénophobe et nationaliste habituelle du parti, le n°117 a attiré l’attention des commentateurs.

 

Inspiré par Trump, adapté pour l’Hexagone

Le FN semble bel et bien galvanisé par l’élection de Donald Trump, « un politicien d’une grande finesse, un homme habité d’une réelle vision de l’homme blanc » pour Florian Philippot. De fait, les chantiers d’ores et déjà ouverts par le 45e président des États-Unis ont tout pour plaire à Marine Le Pen : démantèlement de l’Europe, repli identitaire, protectionnisme économique, diplomatie impulsive et colérique… « C’est une inspiration et un plaisir de le voir travailler ».
Mais c’est assurément au niveau de l’immigration et des étrangers que la convergence des idées se fait la plus visible, confinant à un mimétisme teinté d’admiration : Marine Le Pen, qui partage avec Donald Trump le goût des projets pharaoniques et des déclarations belliqueuses, a repris à son compte l’idée du mur-frontière avec le Mexique, un ouvrage que le FN estime tout à fait pertinent pour l’Hexagone.

« De toute évidence, l’Algérie est notre Mexique à nous »

En effet, pour la candidate frontiste, les similitudes sont nombreuses et incontestables: « les deux pays sont chauds, violents, économiquement et socialement arriérés… Je pourrais continuer des heures. Franchement, à part la langue, je ne vois pas une grande différence : de toute évidence, l’Algérie c’est notre Mexique à nous », assène-t-elle ainsi dans son programme.

Et comme son homologue américain, elle n’entend certainement pas financer le projet sur les deniers publics – Marine Le Pen a affirmé hier cet engagement, déclarant vouloir mettre l’Algérie face à ses responsabilités. Sauf qu’à la différence des États-Unis, financer l’ouvrage par une surimposition des exportations algériennes ne semble pas envisageable : « la misère, la délinquance et l’islam radical ne sont malheureusement pas taxables », a regretté la présidente du FN. « J’invite donc le président Bouteflika à réunir au plus vite la somme de 9,36 milliards d’euros, et à me la faire parvenir par virement ou mandat postal à l’adresse suivante ».

 

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