La nouvelle police du quotidien saluera les jeunes par leur prénom avant de les embarquer

53 Publié le 06/11/2017 par La Rédaction
konstantin32

Annoncée en fanfare l’été dernier, la future police de sécurité du quotidien (PSQ) promet de nombreuses innovations pour renforcer le lien police-population. Notamment, des rapports plus francs avec les jeunes des quartiers.

– « Ah tiens, bonjour Nabil ! – Bonjour brigadier Lefort ! – Allez, gare ton scooter, on t’embarque pour conduite dangereuse et défaut de port du casque ! – D’accord, je vous suis ! ». Cet échange sympathique, pour ne pas dire à la bonne franquette, c’est le futur des interpellations que mènera la nouvelle police de proximité. Moins de muscles, moins d’intimidations, moins d’abus : à Beauvau, on veut du dialogue. De la bienveillance même, jusqu’au terme des éventuelles gardes à vue que l’individu interpellé aura la possibilité de noter sur une application au moyen d’un émoji « content » ou « pas content ».

« Il s’agit d’apaiser les rapports en opérant un rapprochement tangible », explique un cadre du ministère. « Du côté des forces de l’ordre comme du côté des délinquants, on est toujours moins disposé à frapper quelqu’un dont on connaît le prénom ». L’objectif est donc d’arriver à nouer, a minima, des rapports d’animosité cordiale entre les deux camps. Le tout sans perdre de vue la nécessité parfois de faire de la répression : « on se checke, on papote, on se montre un clip de Niska sur le téléphone, mais s’il y a consommation de stup’, on embarque quand même », résume un policier de terrain.

L’idée est neuve, et la doctrine reste à établir. L’institution tâtonne encore mais songerait à ériger le personnage de Pascal le Grand frère en modèle à suivre pour les policiers en patrouille. « Pascal, c’est une autorité mais qui, à force d’affinités, inspire le respect », assure-t-on place Beauvau. « Comme un grand frère : il recadre, et ne rechigne pas à tataner, mais uniquement de manière justifiée et pédagogique ». Pascal Maquin, premier avatar de la célèbre émission de TF1, n’aurait pour l’heure pas donné suite aux sollicitations du gouvernement.

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