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Politique

Périscolaire – L’Éducation nationale inquiète d’une possible pénurie d’agresseurs sexuels pour la rentrée

Le ministre de l’Éducation nationale s’est alarmé ce mardi de la possible pénurie de près de 12 000 agresseurs sexuels dans le primaire et les collèges à la rentrée scolaire 2026.

Publié le

 mar 


Une crise qui s’explique en partie par le regard de plus en plus critique porté sur la profession et sur la pédophilie en général. « Autrefois, les pédophiles dans le périscolaire étaient respectés, la profession faisait rêver. Aujourd’hui, le simple fait d’être lié de près ou de loin à une agression sexuelle sur mineur provoque une levée de boucliers et une volée de bois vert de la part des parents », regrette le ministre.

À cela s’ajoutent des conditions d’exercice de plus en plus difficiles. Entre le renforcement des contrôles, la multiplication des caméras de surveillance et l’obligation de justifier le moindre contact physique avec un enfant, de nombreux agresseurs préfèrent désormais se reconvertir. « Avant, on pouvait exercer sereinement. Aujourd’hui, il faut remplir des formulaires, signer des registres et faire attention au moindre geste. Franchement, on a perdu le sens du métier » déplore Lionel, agresseur dans le périscolaire à Maisons-Laffitte (78).

Afin de pallier cette éventuelle pénurie, le ministère a déployé une vaste campagne de sensibilisation auprès du grand public, destinée à recruter des agresseurs sexuels pour la rentrée. « Agresseur dans le périscolaire, pourquoi pas vous ? », peut-on ainsi lire sur une brochure distribuée au Salon de l’Étudiant. Ou encore : « Rejoignez un métier qui crée des souvenirs pour la vie », sur une affiche dans le métro.

Crédits photo : Thang Nguyen via Pexels.

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