Après un selfie ayant mal tourné, Thomas Pesquet à la dérive à 5km de la station spatiale internationale

43 Publié le 22/02/2017 par La Rédaction
© pixabay

Alors qu’il tentait de se prendre en photo en train d’effectuer un « dab » sur fond de planète Terre, un passage de débris a brutalement projeté Thomas Pesquet dans le vide intersidéral. Le contact radio n’ayant pas été rompu, « l’astronaute le plus cool de l’univers » en profite pour partager son sauvetage sur les réseaux sociaux.

 

3h17 minutes dans le vide, 5.11 kilomètres d’éloignement et déjà 48 photos « likées » et partagées près de 630 000 fois : la mésaventure potentiellement gravissime de Thomas Pesquet se révèle en tout cas une superbe opération de com’ pour l’Agence Spatiale Européenne (ESA), cousine timide de la tonitruante NASA américaine.
Alors que l’astronaute effectuait la 2e sortie extravéhiculaire de sa mission en tant qu’ingénieur de vol, la banale opération de maintenance s’est transformée en cauchemar lorsqu’un débris spatial – probablement russe si l’on en croit la majorité des films de science-fiction – est venu trancher l’ombilical qui le reliait à l’ISS.

Après avoir accompli le protocole d’usage et alors que son sort était entre les mains des ingénieurs au sol en panique, Thomas Pesquet a immédiatement profité de ce moment de solitude pour commenter sa situation avec l’humour et le détachement – cette fois littéralement – qui ont fait sa renommée. Sa première photo le montrant flottant à proximité de l’amarre rompue et postée sur ses comptes Facebook, Twitter et Instagram, était ainsi légendée « mon psy serait fier – j’ai enfin réussi à couper le cordon 😉 », accompagnée des hashtags « #lostinspace #notcool #oops ».
Sur la 11ème, postée peu après, on peut voir l’écran de contrôle de son scaphandre agrémenté d’un commentaire typiquement tricolore: « plus que 2h43 d’oxygène, j’espère que mes sauveteurs ne sont pas aux 35 heures ! ».

S’il survit, l’astronaute souhaite se créer un compte Snapchat

Tandis que ses coéquipiers de l’ISS l’implorent de cesser d’utiliser sa tablette embarquée afin de préserver une batterie devenue vitale, les techniciens du centre de contrôle de l’ESA n’ont eux d’autre choix que de se baser sur les tweets, photos et commentaires postés par l’astronaute pour orienter les recherches : « à cette distance, le signal est très faible et son appli Facebook accapare le peu de réseau restant », explique un ingénieur visiblement affolé. « Nous n’arrivons pas à le joindre ».
La seule opération viable à présent consiste en une manœuvre orbitale d’urgence de l’ISS, avec utilisation des propulseurs de secours – un exercice particulièrement périlleux et qui présente seulement 50% de chances de succès. Thomas Pesquet semble pour sa part avoir d’ores et déjà tiré les leçons de sa mésaventure, indiquant dans un tweet son souhait, s’il en réchappe, de se créer un compte Snapchat, « format plus fun et mieux adapté à sa stratégie média ».

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