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Monde Libre

Un groupuscule néonazi imprime par erreur dix mille t-shirts à la gloire de Nelson Mandela

On est très loin du coup de génie. Une dizaine de camarades finlandais appartenant à un obscur groupe identitaire vient de devenir la risée de son pays et de tout Internet. Ces derniers ont en effet accidentellement passé une commande de 10 000 vêtements à l’effigie de l’ex-leader sud-africain, qu’ils détestent par-dessus tout.

Publié le

 mar 


L’histoire est rapportée par le site du quotidien finlandais Helsingin Sanomat. Dans l’article, on apprend que ce groupuscule baptisé Ryhmä Kirjoittamaton Suprematist Harrastaja (RKSH) ou Groupe des Suprématistes Blancs Amateurs, a commis ce qu’on peut appeler une boulette qui va leur coûter cher.

Alors qu’ils se préparaient pour un rassemblement identitaire européen qui aura lieu en Hongrie à la fin novembre, ces derniers avaient prévu de faire imprimer une dizaine de milliers de t-shirts pour les revendre à cette occasion. Un plan qui s’avère plus que compromis désormais.

En effet, nos joyeux lurons se sont retrouvés avec, devant la porte de leur local, un lot de 10 000 vêtements arborant la figure de Madiba avec un slogan à sa gloire disant « Plus qu’un homme, un modèle ».

En cause, dans ce couac, une erreur de saisie dans la commande passée sur Internet : « A la base, on voulait mettre une photo de Mandela avec marqué en dessous « Rakastan kalaa » (Je hais cet homme). Mais la personne qui a été en charge de la commande a écrit « Lakastan calaa » qui signifie complètement le contraire », nous explique Yügha, le leader du groupe.

Les membres du RKSH ne se rendent compte de rien et, trois semaines plus tard, se retrouvent avec cette marchandise sur les bras. Aujourd’hui, ces jeunes néonazis, dont le plus vieux vient de souffler ses 29 bougies, accusent le coup : « C’est très dur, on a dépensé beaucoup d’argent pour ce projet et personne ne risque de nous en acheter », commente Jaska, un autre camarade du groupuscule.

Tenter de réduire les pertes

Dans l’immédiat, la dizaine d’amis réfléchit aux moyens de monétiser au mieux ce terrible revers, le fabricant de t-shirts refusant de reprendre sa marchandise et de rembourser les néonazis malchanceux. « On va voir si on peut pas arriver à en vendre quelques-uns dans des concerts de reggae ou de musique du monde. Mais ça implique qu’un ou deux de nos membres acceptent de se sacrifier, de se laisser pousser les cheveux et de faire semblant d’aimer ce genre de son. Ça va être dur je sens… Putain… », nous glisse Yügha, visiblement atteint moralement.

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