Matchs truqués : la Fédération Internationale de Tennis va enquêter sur les 3764 défaites suspectes de Gasquet

22 Publié le 20/01/2016 par La Rédaction

Selon des informations publiées par la BBC et le site Buzzfeed, plus de 70 joueurs de tennis seraient impliqués dans une affaire de paris truqués. Dans l’oeil du cyclone, le biterrois Richard Gasquet.

 

La Fédération Internationale de Tennis vient en effet d’annoncer qu’elle allait enquêter sur les 3764 défaites suspectes du joueur entre 2003 et 2015.

« Comment fait il pour perdre autant ? »

Les défaites, Richard Gasquet connaît bien. Mais lorsqu’il débute sa carrière professionnelle personne ne s’alarme. Les observateurs internationaux pensent alors avoir affaire à un classique du sport hexagonal : l’espoir déçu.

Et puis progressivement le doute s’installe et tout le monde s’interroge. « Comment fait-il pour perdre autant ? C’est difficile à expliquer. Dans le cas de Richard il y a beaucoup de facteurs qui rentrent en jeu. Le mental bien sûr, mais aussi la pression atmosphérique ou l’heure à laquelle il est rentré de boîte la veille » explique ainsi le journaliste Benoit Maylin.

Accusé de laxisme par les journalistes de la BBC, le président de la Fédération Internationale de Tennis a depuis fait amende honorable. « Nous avons peut-être fermé les yeux sur certains faits troublants comme ce match perdu en 2014 contre ce joueur australien dont j’ai oublié le nom ou contre Paul-Henri Mathieu en 2009. Une défaite contre PHM c’est forcément très suspect » a-t-il ainsi déclaré avant d’annoncer l’ouverture d’une enquête préliminaire contre Richard Gasquet.

Richard Gasquet contraint à jouer vraiment au tennis ?

Si son implication était démontrée, le tennisman pourrait alors être contraint à disputer tous ses matchs à 100% de ses capacités. Une sanction qui n’est pas sans rappeler celle du joueur de football Ronaldinho qui s’était vu interdire en 2008 tout rapport sexuel non protégé avec des prostituées à la mi-temps des matchs du FC Barcelone.
Illustration: Wikicommons / Yann Caradec

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