La Bretagne accidentellement détruite lors du nouvel échec d’un test de missile

228 Publié le 27/05/2013 par La Rédaction

Brest – L’armée de nouveau sur la sellette après le nouvel échec d’un test balistique qui a vu la destruction totale d’une grande partie de la Bretagne ce matin. Un échec qui relance la question de la sécurité autour de ces tests mais aussi et surtout le coût prohibitif du missile détruit. Reportage.

Brest – L’armée de nouveau sur la sellette après le nouvel échec d’un test balistique qui a vu la destruction totale d’une grande partie de la Bretagne ce matin. Un échec qui relance la question de la sécurité autour de ces tests mais aussi et surtout le coût prohibitif du missile détruit. Reportage.

Un grand boum

Moins de deux semaines après un premier échec, ce test devait rassurer l’armée sur les capacités techniques et la fiabilité du missile M51. Mais hélas, l’engin a explosé peu après son lancement, détruisant dans la foulée la totalité de la Bretagne. Julien était dans son jardin, ce matin vers 10h. Il raconte. « Je ne me souviens pas de grand chose, si ce n’est un grand boum » explique le jeune homme, encore sous le choc, accroché à une planche, dérivant dans ce qui est désormais une immense mer intérieure en lieu et place de l’Armorique.

Selon les premières constatations, le missile était d’un modèle similaire au précédent test. « Tout s’est déroulé à peu près correctement. Pour des raisons que nous ignorons, l’engin a dévié de sa trajectoire. Le processus d’autodestruction a été enclenché aussitôt » explique un analyste. « L’enquête devrait mettre en lumière les raisons d’une telle destruction globale. Il faudra examiner de plus près les conséquences humaines et écologiques d’un tel échec ». Car pour beaucoup, il sera difficile pour l’armée de masquer ce qui s’est passé aujourd’hui. « La totalité de la Bretagne n’existe plus, à la place il n’y a qu’un immense cratère » note un expert de la Défense. Des conclusions que l’armée se refuse à commenter ou à confirmer. « Nous avons quelques difficultés de contact avec nos bases et nos hommes sur place mais il n’est pas nécessaire de polémiquer ou d’inquiéter davantage les populations » se borne-t-on à répéter au ministère de la Défense.

Dès l’annonce de ce nouvel l’échec, l’armée a tenté de prendre les devants. « Nous sommes conscients des désagréments causés par cet incident, mais nous travaillons activement à comprendre ce qui s’est passé » a expliqué le ministre de la Défense qui confirme un « impact au sol lorsque le missile est retombé, impact toujours en cours d’évaluation ». Mais de nombreuses voix s’élèvent aussi pour critiquer les échecs, très coûteux. Pour Sarah, une des survivantes, l’armée doit s’expliquer. « C’est un peu de l’argent gaspillé alors que nous sommes tous touchés par la crise » s’alarme-t-elle. « N’y a-t-il pas d’autres choses à financer ?» demande-t-elle alors qu’elle a réussi à rejoindre un groupe de plusieurs milliers de survivants qui se sont installés sur une bande de terre de ce qui fut autrefois la côte ouest bretonne.

La Rédaction

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