L’étudiant qui voulait combattre le crime la nuit rate ses partiels

27 Publié le 09/12/2015 par La Rédaction

8/20 en droit. 9,5 en sciences politiques. 4 en droit institutionnel comparé. 11 en anglais, son point fort. La débandade est incontestable, la sentence est sans appel : ce sera un redoublement cinglant pour Grégory Martin. La dégringolade de cet élève brillant tient pourtant à un seul défaut : un altruisme et un courage confinant à l’héroïsme venu se mettre en travers d‘une scolarité auparavant brillante.

Choqué par la criminalité rampante de Grenoble, le jeune homme, parvenu sans encombres à sa 4e année de scolarité, décide de prendre les choses en main : « La police semblait débordée, manquant de personnel et de moyens. J’ai simplement voulu contribuer un peu à la sécurité de mes concitoyens ».

Se choisissant l’alter ego « Furious Greg », en référence à la célèbre franchise de films de voitures, Grégory va mettre en œuvre sa propre forme de justice, impitoyable et implacable.

« D’après les premiers éléments de l’enquête, l’individu se faisant appeler ‘Furious Greg’ aurait commencé par s’attaquer aux faits de vandalismes contre les Métrovélos, les Vélib locaux », explique le commissaire divisionnaire. « Puis il a pris de l’assurance, il est monté en puissance. Miction sur la voie publique, stationnement abusif, incivilités dans les transports… Il s’est approché très près de la flamme ».

Persuadé que « chaque minute passée dans la salle d’examen est une minute passée à laisser le crime pousser telle la mauvaise herbe ».

C’est aujourd’hui ses partiels qui en pâtissent : déjà contraint d’aller aux oraux de rattrapage, Grégory s’avère incapable de se concentrer, persuadé que « chaque minute passée dans la salle d’examen est une minute passée à laisser le crime pousser telle la mauvaise herbe ». Il apostrophe même son professeur de droit public pour un abandon de détritus sur la voie publique. « Dans ces conditions, nous n’avions pas d’autre choix que de le recaler », se désole son directeur de Master.

Aujourd’hui, Grégory doute que son avenir soit encore à l’université. Témoin il y a quelques jours d’une énième atteinte à la pudeur dans le parc Paul Mistral, le jeune homme aurait publié une annonce sans équivoque : « jeune justicier cherche majordome, grotte aménagée et Subaru modifiée pour croisade contre le crime. Contacter si intéressé ».

 

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