Grèce : à nouveau dans le rouge, Alexis Tsipras contraint de demander un coup de pouce à ses parents

37 Publié le 22/02/2017 par La Rédaction

Une fois n’est pas coutume, le Premier ministre grec a reçu ce matin un nouveau SMS automatique de la part de ses créanciers : « Attention, votre situation bancaire est actuellement déficitaire et exige votre attention. Merci. La Commission Européenne et le FMI ». Pressé de toutes parts, le chef d’État a finalement consenti à réclamer une rallonge parentale – la 8e cette année.

 

Avec une dette publique de plus de 310 milliards d’euros, soit 177% du PIB ou 344 000 fois les sommes perçues par Pénélope Fillon, la Grèce avait dû solliciter la semaine dernière un nouvel allègement de ses remboursements. Mais les divisions de ses créanciers en général et l’opposition têtue de l’Allemagne en particulier ont contraint Alexis Tsipras à se tourner, une fois encore, vers ses parents pour terminer le mois.
Couple de retraités ayant fait récemment fortune à la belote, Pavlos et Aristi Tsipras sont connus dans le quartier pour être d’intraitables négociateurs, « du genre qui n’auraient jamais accepté l’accord coupe-gorge signé avec l’Europe », aux dires de Dimitrios, l’alcoolique du quartier.

C’est donc tout en finesse que leur Premier ministre de fils a dû avancer ses pions pour obtenir de quoi faire fonctionner l’État jusqu’à la fin de la semaine. Sur un prétexte badin – demander à sa mère la meilleure méthode pour enlever une tache de vin sur un canapé écru – Alexis Tsipras échange d’abord, pendant 30 minutes, des banalités avant de, prudemment, signaler à ses parents que le pays était de nouveau exsangue.

« Moi, à ton âge, je faisais tourner une famille de cinq »

La réponse du couple – pas dupe – ne se fait pas attendre. « Ça va durer combien de temps encore, Alexis, ces histoires de dettes et de FMI, hmm ? Tu vas finir par tuer ta mère, c’est ça que tu veux ? », l’interroge d’emblée Pavlos. « Moi, à ton âge, je faisais tourner une famille de cinq et jamais j’ai emprunté à mes parents, jamais ». Contrit, le chef du gouvernement n’a pas l’occasion de faire remarquer combien la gestion d’une famille peut différer de celle d’un État de 10 millions d’habitants : sa mère s’empare du combiné et, entre deux sanglots, se lamente « d’avoir élevé un enfant aussi ingrat, qui demande de l’argent mais ne vient plus qu’à Noël ».

Le quotidien grec ayant rapporté les faits ne précise pas le montant de la somme finalement obtenue par le Premier ministre. Tout juste ce dernier s’est-il borné à déclarer qu’il était « soulagé qu’il n’y ait que 28 jours en février ».

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