Pour GQ, Vladimir Poutine dévoile sa collection de manteaux en peau de journalistes

25 Publié le 19/07/2017 par La Rédaction

On savait le président russe avide de natation, d’avion, de moto, de pêche au gros et de chasse au tigre – entre autres. Une autre facette de sa personnalité a été dévoilée cette semaine, pour le moins… étonnante.

 

Campé dans son dressing, dos au râtelier à fusils d’assaut et la main sur une pile de boxers ornés de l’aigle impérial russe, Vladimir Poutine reçoit fièrement les photographes de l’édition russe de GQ magazine. En masquant le clavier de sa main gauche comme on faisait à l’école, il tape prestement un code sur un petit écran et révèle une armoire à double-fond dont s’échappe un filet de vapeur glacée. « Il faut la maintenir à 3°C en permanence pour préserver les tissus », explique doctement le président. Là, alignés sur des cintres en inox, enveloppés de housses transparentes, une trentaine de vêtements couleur chair s’offrent à la vue des visiteurs médusés.

Il y a là différentes coupes : parka, perfecto, veste de smoking, et même une doudoune, « cadeau de Ramzan Kadyrov, le président tchétchène », précise Poutine avec gourmandise.
Ces manteaux, Vladimir Poutine en fait la collection depuis son accession au pouvoir en 2000. L’idée lui a été inspirée par « l’art du goulag », et notamment l’habitude de certains gardiens de conserver la peau des détenus dont ils appréciaient les tatouages de huskies.
Lui se limite à la peau des journalistes d’investigation et autres défenseurs des droits de l’Homme, avec ou sans tatouage. Il explique avoir commencé dès le début de son mandat, d’abord sur les journalistes qui s’intéressaient de trop près aux exactions commises par l’armée russe en Tchétchénie. « Puis, avec Anna Politkovskaïa, j’ai franchi un nouveau cap », explique Poutine. « Je me suis rendu compte qu’il y avait tout un vivier à domicile, prêt à venir alimenter ma collection encore balbutiante ».

Le bleu violacé des journalistes passés à tabac, « du meilleur effet »

Avec près de 200 journalistes tués dans le pays depuis 2006 selon les rapports, le président explique qu’il ne conserve que la peau des plus opiniâtres. « C’est une forme de respect accordé au vaincu ».
Vladimir Poutine ne porte pas souvent ces atours, qui choquent parfois à l’étranger. Mais il apprécie quand même d’avoir le choix et, lorsqu’il fait passer un contrat sur la tête d’un journaliste, il s’arrange pour que la méthode varie, et avec elle le résultat final.
« Les peaux criblées d’impacts de 9mm font de superbes blousons de motard, avec un style un peu usé, un peu passé », confie-t-il. « La peau d’un journaliste noyé ou passé à tabac aura plutôt tendance à se teinter d’un bleu violacé – du meilleur effet avec une chemise blanche casual chic ».

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25 avis éclairés

51

Haricophile 22/07/2017

Poutine est un homme civilisé lui, il conserve respectueusement les trophées de ses ennemis.

Alors que Trump dans a grande tradition des bisons et indiens se contente de massacrer en canardant dans le tas et en laissant les carcasses pourrir sur place.

41

Ramos y Ballofi 20/07/2017

Vive la peau de mérou !

    51

    piano 20/07/2017

    La peau de mérou ? Peut-être

68

Beau Jacques Haussmann 20/07/2017

Et le reste il en fait quoi ? Il le bouffe ?

37

Chabian 19/07/2017

vous verrez, bientôt le journaliste sera une espèce protégée. Comme le crocodile et le léopard, tombés au fond des sacs de dame. Profitez des derniers exemplaires ! Pas les TF1, c’est des synthétiques. Les figaros ont la peau culottée, mais un peu terne. Les Gorafi ont l’air culotté, mais avec encore du duvet de stagiaire au toucher.

64

Chapodpaye 19/07/2017

Je ne lui conseille pas le ciré en peau de Goraf; ce n’est pas du tout étanche, trop imbibé au naturel

57

JPH 19/07/2017

On ne parle pas assez de sa collection de porte-monnaie.
C’est chez Poutine que l’expression « ça coûte la peau des couilles » prend toute son sens alors que chez des tyrans moins délicat on dirait « ça coûte un bras ».

    67

    JadotA 19/07/2017

    Pourquoi ces précautions de vierges ?
    On appelle ça des bourses et pis c’est tout !

      62

      Chabian 19/07/2017

      La bourse ou le vit ? est une expression parisienne qui court à tous les coins de rue…

60

Pie VII, à Rome 19/07/2017

J’ai beaucoup aimé sa collection d’opposants empaillés aussi.

57

bec 19/07/2017

Tiens, tiens ! Le nouveau stagiaire donne lui aussi dans l’info crédible !

    37

    piano 19/07/2017

    je ne donne pas cher de sa peau, il finira comme abat-jour pour éclairer nos avis

65

King Julian 19/07/2017

Oui bon d’accord, mais nous aussi notre président il collectionne les vieilles peaux.

    69

    Borniol 19/07/2017

    Si ça frappe a votre porte après dix heures ne vous posez pas de questions,
    fuyez.

44

Jb 19/07/2017

Un vêtement en peau de Pujadas ? Impossible ! Y aurais meme pas de quoi faire un slip !

    42

    piano 19/07/2017

    note qute que les peaux de journalistes, si tu les mets sous presse …

    52

    King Julian 19/07/2017

    Elle s’appelle Emilio ? Hahaha la pauvre.

    68

    Borniol 19/07/2017

    Ça compte pas j’étais pas prêt !
    Faux départ.

      41

      King Julian 19/07/2017

      T’en fais pas, il va vite s’essouffler et hop c’est nous qui passerons devant.

        52

        Chabian 19/07/2017

        C’est quoi ce sport qui vous fait passer derrière ? Je veux faire l’expérience.
        Ouh ! il y a un blanc vertigineux par dessous !

    55

    Galvestone 21/07/2017

    Je demande un contrôle anti-dopage!

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