En visite dans une maison de retraite, Laurent Wauquiez s’en prend violemment aux « assistés »

45 Publié le 09/10/2017 par La Rédaction
Par Alesclar — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12714167

En campagne pour la présidence LR, Laurent Wauquiez a profité de son passage en Sologne à la fête de la violette pour rendre visite aux pensionnaires d’une maison de retraite située à la Ferté-Saint-Aubin et fustiger « les assistés ».

Comme à son habitude, le candidat à la présidence LR n’y est pas allé de main morte. Dès son arrivée sur place, il est entré avec fracas dans la salle de réfectoire où étaient réunis la plupart des pensionnaires et s’est emparé du micro. « La droite ne doit pas avoir peur d’être vraiment de droite » a-t-il déclaré en préambule. « Il y en a marre des assistés, il y en a marre que ce soient toujours les mêmes qui travaillent pour les autres », a-t-il poursuivi, lisant le discours rédigé par un de ses trois auteurs.

Pas de place pour les tire-au-flanc

« La France n’a pas vocation à supporter tous ceux qui ne travaillent pas et vivent uniquement des aides de l’Etat » a ensuite ajouté Laurent Wauquiez, éreintant au passage « les retraités qui se font payer un déambulateur par la Sécu pour pouvoir se la couler douce ». « En quoi des gens qui ne cotisent pas et qui épargnent plutôt que d’investir dans des secteurs porteurs comme le nucléaire ou les pesticides sont-ils utiles à la société ? » s’est ensuite interrogé le président du conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes. Et celui-ci de conclure : « Il faut que les vieux aient enfin le courage d’aller vivre dans leur pays, à savoir la mort ! ».

Un discours très apprécié

« C’était un discours fort et mobilisateur » s’est enthousiasmé Guillaume Peltier tandis qu’une bonne partie de la salle saluait « cette nouvelle animation qui change de Questions pour un champion » et que d’autres regrettaient simplement « qu’on n’ait pas monté le son ». De son côté, Emmanuel Macron a salué le discours « courageux » de Laurent Wauquiez et a confié « espérer qu’il allait enfin faire taire les fainéants ».

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