Kim Jong-un : “On peut rêver de détruire l’occident et être une personne sensible à la fois”

34 Publié le 23/10/2017 par La Rédaction

PYONGYANG – Depuis sa résidence principale de Ryongsong, le leader suprême de la République de Corée du Nord s’est confié au Gorafi, lors d’un entretien exclusif, sur sa vision du monde, sa volonté d’annihiler toute forme de libre pensée, mais aussi sur sa quête du bonheur et sa part de féminité.

 

Kim, vous êtes le chef du Parti du travail de Corée, comment en êtes-vous arrivé là?
J’ai gravi les échelons jusqu’à être élu démocratiquement par mon peuple au suffrage universel (Rires) Non, j’ai un parcours très classique : j’ai succédé à mon père après avoir passé vingt-cinq ans loin des réalités sociales de mon pays, j’ai commandité quelques exécutions, je me suis fait une nouvelle coupe de cheveux, et me voilà!

Quels sont vos projets à court et moyen terme?
A court terme, je suis sur un projet de refaire la véranda de mon pavillon. Je compte poser du parquet en teck, refaire la peinture, et pourquoi pas planter quelques glycines. A plus long terme, j’ai toujours cette idée de détruire le monde libre et d’asservir l’occident dans un déferlement d’explosions nucléaires. Mais je ne sais pas, parfois je me dis que cette histoire de glycines est un peu folle.

Kim, il y a cette question que tout le monde se pose. Y a t-il quelqu’un dans votre vie?
Je reste assez discret sur ce sujet d’habitude, c’est mon jardin secret. Mais depuis quelques mois, je suis avec quelqu’un. Le début était un peu compliqué… le fait qu’on vienne de 2 milieux sociaux différents et que j’aie rasé son village pour construire un héliport géant a dû jouer… Mais j’ai su la séduire. Grâce à mon charme et 6 mois d’emprisonnement dans le donjon de ma propriété, elle a changé d’avis et je crois qu’on est amoureux maintenant…

C’est beau… c’est surprenant comme le Kim que l’on découvre ici semble différent du dictateur insensible dépeint par la presse internationale.
Vous savez, on peut rêver de détruire l’occident et être une personne sensible à la fois. Les gens ne se rendent pas compte à quel point ces articles peuvent être blessants. La dernière fois, j’ouvre un magazine américain, et je vois ma photo à côté d’une enquête qui explique comment 30.000 paysans dans l’Ouest de mon pays seraient morts de famine parce que j’ai utilisé leurs ressources pour alimenter le développement nucléaire. Eh bien, figurez-vous que sur la photo qu’ils ont choisie, je parais au moins 5 kilos de plus! J’en ai beaucoup souffert… Il m’a fallu torturer énormément d’opposants politiques pour apaiser mon chagrin.

C’est inhumain… Kim, l’interview touche à sa fin. Un dernier mot pour vos fans?
Oui. Continuez de poursuivre vos rêves, la vie passe vite. Surtout si vous me contredisez, la vie va passer très vite. Vraiment très vite. Bisous à tous

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