Deux parents réussissent enfin à faire leur deuil après que le crime de leur fille a été raconté par Christophe Hondelatte

62 Publié le 19/10/2018 par La Rédaction
Par Leafar - Raphaël Labbé - leafar //at // ulike.net — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=6326558

Sans le savoir, l’animateur Christophe Hondelatte a aidé un couple à faire le deuil de sa fille en faisant le récit de sa disparition dans son émission radio.

Paris. Rue François Premier. Locaux d’Europe 1. Christophe Hondelatte vient de terminer l’enregistrement de son émission « Hondelatte raconte » dans laquelle il narre des faits divers. A la sortie l’attendent Théophile et Mathilde, les deux parents de la petite Karine, violemment assassinée par son oncle lors d’une fête de famille, le sujet de l’émission de la veille. « Nous avons fait spécialement le déplacement de Beauvais pour serrer la main de ce saint homme qui a su rendre son honneur à notre fille ».

« J’avoue que j’ai été troublé par ce couple, confie Christophe Hondelatte. Je traite parfois ces sujets mécaniquement, sans penser à l’impact qu’ont mes émissions sur les familles des victimes. C’est très touchant. Qui sait, peut-être qu’un jour la famille du petit Gregory m’invitera au resto ! » s’exalte le journaliste avant de poser avec les parents pour des selfies avec filtres Snapchat.

Encore sous le choc de la rencontre, Mathilde, la mère, nous fait part de son soulagement : « Notre petite Karine a enfin reçu l’hommage qu’elle méritait. Elle qui a toujours rêvé d’être une star, être citée entre une émission de foot et un flash info, c’est un accomplissement ». Le père, Théophile, n’est pas en reste : « Je ne suis sans doute pas objectif, mais je suis sûr que l’histoire de notre fille a captivé les auditeurs. Désormais, notre deuil est fait grâce à M. Hondelatte. On va même s’écouter le podcast en boucle sur le chemin du retour ! ». « Ça donne presque envie de faire un autre enfant et de prendre le risque de le perdre à nouveau ! » conclut Mathilde, hilare, avant de s’en aller vers sa voiture, bras dessus, bras dessous avec son mari.

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