Gabriel Matzneff se défend et appelle à « séparer l’enfant de la victime »

0 Publié le 29/01/2020 par La Rédaction
capture d'écran INA/YouTube/Apostrophes 1990 / France 2

La polémique autour du passé et des écrits pédophiles de l’écrivain Gabriel Matzneff n’en finit pas d’enfler. L’auteur a décidé de continuer à se défendre.

Lorsque nous retrouvons Gabriel Matzneff dans son petit appartement du sixième arrondissement, en plein après-midi, celui-ci nous accueille chaleureusement « J’ai du lait, du Nesquik et des Dinosorus » nous propose-t-il en nous tendant des bols à l’effigie de la Reine des Neige. L’écrivain s’avoue fatigué par la polémique « Heureusement, il me reste l’écriture de mes journaux intimes dans mes carnets noirs, et, bien sûr, la lecture » soupire-t-il en caressant la couverture du dernier numéro du magazine Pomme d’Api.

L’auteur des « Moins de seize ans » commence à s’expliquer sur son amour des très jeunes gens et des enfants: « N’oublions pas que c’était des histoires d’amour. Lisez « Harrison Plaza » ! Lisez « La passion Francesca » ! Et vous verrez, avec beaucoup de mes conquêtes, je vivais des relations de couple classique : on allait se promener au parc pour jouer à la balançoire, on révisait le brevet, on jouait à cache-cache. Comme n’importe quel couple ! » s’emporte-t-il, entre nostalgie et coup de sang, en baissant le son de sa télé, qui diffusait en fond une rediffusion de Midi les zouzous.

Quand on lui avance que ce genre de relations sont des crimes et qu’il a abusé de l’innocence de ces enfants, le prix Renaudot 2013 nous recadre : « Autant, je ne suis pas pour qu’on sépare l’homme de l’artiste, mais je crois qu’à un moment, il faut séparer l’enfant de la victime ! Pendant la relation, il est consentant, c’est après qu’il ne l’est plus… peut-être ! C’est pas de ma faute si, passé 17 ans, les gens deviennent des vieux cons réacs qui n’assument plus leurs passions de jeunesse… Monde de merde ! » termine-t-il, avant de nous mettre dehors, car il a « des choses à faire… Et en plus c’est la sortie des écoles dans dix minutes, vous allez me mettre en retard ».

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