Bernard Tapie devra aussi rembourser les 1,20€ avancés par sa femme pour acheter du pain

47 Publié le 05/01/2016 par La Rédaction
il était une fois un petit chevak blanc qui allait au marché tout content de lui et regardant fièrement derrière lui

Déjà condamné par le tribunal à rembourser 405 millions d’euros dans le cadre de l’affaire Adidas, Bernard Tapie devra également rembourser 1,20 € à sa propre femme dans une affaire d’achat de pain.

 

« Je suis ruiné. Ruiné de chez ruiné ». C’était par ces mots que Bernard Tapie avait réagi au lendemain de sa condamnation à rembourser les 405 millions d’euros que lui avait accordé le tribunal arbitral dans l’affaire Adidas. Aujourd’hui condamné à rembourser 1,20 euros à sa femme, l’homme d’affaire se dit encore plus au bord du gouffre : « C’est de l’acharnement ! On continue de m’enfoncer alors que j’ai travaillé toute ma vie dans la plus grande honnêteté. J’ai la triche en horreur ! ».

Mais alors pourquoi Tapie doit-il encore rembourser la coquette somme d’1,20 euros ? L’histoire remonte à 2004, lorsqu’un matin sa femme lui demande d’aller acheter du pain à la boulangerie en face de chez eux : « Il a prétexté qu’il n’avait plus de monnaie pour m‘emprunter un euro et vingt centimes, en promettant de me les rendre au plus vite. Or, je n’en ai jamais revu la couleur. J’ai laissé cette affaire sous silence, mais les récentes condamnations de mon mari m’ont convaincues de porter plainte, car il ne fait aucun doute que Bernard est un escroc prêt à voler sa propre femme ».

Son avocat se veut néanmoins rassurant : « Mon client a toujours réglé ses dettes. Sa femme a refusé l’accord à l’amiable que nous lui proposions qui comprenait une vingtaine de paires Adidas et un compte au Crédit Lyonnais avec des emprunts à zéro pour cent. Nous allons donc prouver que son histoire de baguette de pain n’est qu’une affabulation. Je vous parie 1,20 euro que nous allons gagner ce procès !».

 

Photo: Bernard Tapie 2010 cropped » by 2010_Bernard_Tapie_Salon_des_entrepreneurs.JPG: Eurobasderivative work: JJ Georges. Licensed under CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons  

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