Tignes : Coincé sur un télésiège avec Stéphane Bern, un homme préfère se jeter dans le vide au bout de 3 minutes

63 Publié le 02/03/2016 par La Rédaction

Endeuillée par un drame inhabituel, la station de Tignes 2100 se trouve depuis hier sous le feu des médias : confronté de plein fouet à l’enthousiasme de Stéphane Bern pour les têtes couronnées, un homme de 44 ans a préféré mettre brutalement fin à ses jours.

 

Le temps est radieux ce mardi matin au-dessus du col de la Grande Motte qui, du haut de ses 3456 mètres, domine le massif de la Vanoise. Jean-Luc Relmy, assureur rémois de 44 ans, ne pouvait envisager meilleures conditions pour cette journée de ski en solo, rêve qu’il caresse intérieurement depuis le début du séjour. Les enfants sont au club Piou-Piou, sa femme au spa, à lui la montagne !

En cette fin de saison, l’attente est courte aux files des remontées mécaniques. « Quel plaisir ! », songe Jean-Luc en s’engouffrant, à travers une gerbe de poudreuse, dans la queue déserte du télésiège du Grattalu. Isolé. Vulnérable. Traqué depuis le col du Palet par un homme tapi dans les sapins. Un prédateur au sang bleu et froid, l’œil perçant, le cheveu improbable. C’est Stéphane Bern. Grimpé au dernier instant sur la nacelle, Jean-Luc reconnaît aussitôt l’animateur. Et comprend ce qui l’attend.

Acculé, il envoie un SMS d’excuses à sa compagne avant de se précipiter sur les rochers

« Bonjour ! Dites-donc, vous avez entendu les rumeurs sur Carl Philip de Suède et Sofia, sa roturière ? Huhu, ça jase, ça jase ! ». À 20 mètres au-dessus du vide, le présentateur de “Secrets d’Histoire” ne prend même pas la peine de masquer ses intentions : son captif est bel et bien à la merci de sa généalogie de la maison des Bourbon – un travail monumental que même France Inter a préféré interdire d’antenne.

Au premier aparté de l’animateur sur la querelle entre Orléanistes et Bonapartistes, Jean-Luc Relmy n’est déjà plus que l’ombre d’un homme : les traits creusés, les yeux injectés de sang, les doigts rongés par l’angoisse. Il rassemble ses dernières forces pour pianoter fiévreusement un sms à Valérie, sa compagne : « coincé avec Stéphane Bern depuis bientôt 3mn. Plus la force. Dis aux enfants que je me suis perdu en montagne. Je t’aime ».

Ce seront ses dernières paroles. À la faveur d’une envolée lyrique de l’animateur sur le mariage de Guillaume de Luxembourg, il soulève brusquement le garde-corps et se jette sans un cri dans le vide.

Tignes vit depuis au rythme des conférences de presse. Le directeur du domaine skiable, qui a reconnu que Stéphane Bern n’aurait jamais dû se retrouver seul au contact du public, encourt 9 mois de prison pour négligence et homicide involontaire. L’animateur, lui, un temps dissimulé parmi les ménestrels d’une reconstitution médiévale en Vendée, reste introuvable.

Publicité
Publicité