Santé : Quand la dépression s’attaque aux amis imaginaires.

18 Publié le 30/10/2012 par La Rédaction

On savait la dépression maladie du siècle. On en découvre aujourd’hui une nouvelle facette. Elle s’attaque maintenant de plus en plus aux amis imaginaires. Les médecins sont désarmés mais tentent d’aider leurs patients le mieux possible. reportage.

On savait la dépression maladie du siècle. On en découvre aujourd’hui une nouvelle facette. Elle s’attaque maintenant de plus en plus aux amis imaginaires. Les médecins sont désarmés mais tentent d’aider leurs patients le mieux possible. Reportage.

Une dépression d’un nouveau type

Julien Boissenard a 31 ans. Après avoir été traité pendant deux ans pour une sérieuse dépression, il a découvert que Wizzo, son ami imaginaire était aussi atteint depuis plusieurs mois. “J’ai remarqué qu’il ne me parlait plus comme avant. J’avais la sensation d’être seul dans la pièce. J’ai réalisé qu’il y avait un problème”. Selon les médecins, des cas similaires se multiplient ces derniers mois en Île de France. “C’est un phénomène nouveau. La dépression des amis imaginaires est encore très récente, il y a beaucoup de choses que nous ignorons et que nous devons apprendre” explique Roger Boucher des Hôpitaux de Paris.

Face à l’afflux de patients imaginaires,  les Hôpitaux de Paris ont ouvert un centre de consultations dans le 11ème arrondissement. Chaque jour, les médecins reçoivent plusieurs patients imaginaires atteints de dépression. “Certains sont plus touchés que d’autres. Nous avons des cas où les gens se sont totalement désintéressés de leurs amis imaginaires. Délaissés, abandonnés, certains peuvent être acculés à des extrémités”. Une situation qui inquiète les pouvoirs publics.

Si les traitements en sont encore au stade du balbutiement, il est prudent de vérifier l’état de santé de votre ami imaginaire. Selon Roger Boucher, les précautions sont simples “Il faut lui parler, entretenir le lien. Si vous sentez le moindre signe d’abattement, de relâchement, de manque de goût, alors oui, il y a peut-être un problème”. Les Hôpitaux de Paris laissent entendre que d’autres centres du même type pourraient ouvrir ailleurs en région parisienne très prochainement.

Le Gorafi

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