Dora l’exploratrice : « S’imposer en tant que femme face à un cartable et un singe qui parlent n’est pas facile »

31 Publié le 16/03/2015 par La Rédaction
NEW YORK - AUGUST 10: Marian Wright Edelman, Founder and President, Children?s Defense Fund, Dora The Explorer and Executive Vice President of Global Inclusion Strategy, MTV Networks & Executive Vice President of Public Affairs, and Cheif of Staff Nickelodeon/ MTVN Kids & Family Group Marva Smalls attends Nickelodeon's Beyond the Backpack Kicks off Auction of Celebrity Backpacks at Macy's Herald Square store on August 10, 2010 in New York City. (Photo by Larry Busacca/Getty Images for Nickelodeon)

A l’occasion de la sortie de son livre “Sexe, drogue, et chocolat chaud” sur les dessous de l’industrie du dessin animé, la comédienne Dora L’exploratrice revient sur ses débuts difficiles en tant que femme dans un milieu largement dominé par les animaux parlants et les objets animés.

«Au début, ce sont des petites réflexions » explique la star du petit écran. « Une blague sur ma tenue, un sifflement en passant, Sakado qui avait les bretelles baladeuses, ou encore Babouche qui me jetait de l’acide au visage quand il prenait de la drogue » décrit-elle.« Je sais que tout ça c’était pour rigoler, mais quand même… S’imposer en tant que femme face à un cartable et un singe qui parlent n’a pas toujours été facile. It’s was not easy» ajoute-t-elle dans l’anglais irréprochable qui a fait son renom.

Un temps, Dora sombre dans la dépression. Entre son addiction au Candy Up et la perte de sa trousse préférée au cours d’une de ses aventures, elle pense à mettre un terme à sa carrière. Puis elle rencontre Twilight Sparkle, licorne mauve héroïne de «My Little Pony» , qui lui confie avoir vécu le même calvaire avec Rahan, le fils de Craho, un membre influent du milieu du cartoon. « Je me suis sentie moins seule et j’ai décidé de devenir un personnage de dessin animé indépendant »  conclut alors Dora avant de s’éloigner en pirogue vers d’autres horizons.

Clichés

Si la jeune icône hispano-américaine a finalement réussi à s’affirmer au sein de son entourage, Dora rappelle tout de même que la condition des personnages féminins dans les cartoons reste précaire: « Une demoiselle en détresse sur deux est encore dépeinte comme faible et sans défense quand elle n’est pas simplement secourue par une figure masculine dominante pour se marier et avoir plein d’enfants. » déplore-t-elle.

La Rédaction

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