Un astronaute de la Nasa recalé au permis fusée après avoir raté son rangement en bataille derrière un astéroïde

34 Publié le 20/07/2017 par La Rédaction
© 3DSculptor

John O’Reilly, astronaute américain ne conduira pas la prochaine mission spatiale américaine, pour cause, il vient de manquer pour la deuxième fois son permis fusée cette année.

 

16 heures 30, un candidat sort de la fusée la tête basse et John reconnaît immédiatement l’examinateur qui l’avait ajourné lors de son précédent essai alors qu’il n’avait pas respecté la priorité à droite d’une comète. Comme à son habitude, l’examinateur prend le temps de lui rappeler le déroulement de l’examen : « Bonjour Monsieur, vous allez effectuer un parcours en dehors de l’atmosphère, vous aurez une manœuvre à faire, puis une conduite en autonomie, vous devrez respecter le code de la route intergalactique. Quand vous êtes prêt, on y va ».

John ajuste alors ses rétroviseurs en aluminium et en carbone renforcé ainsi que ses sangles de sécurité puis lance la procédure « Euuuh Houston… décollage immédiat, enclenchez le compte à rebours ». Comme un mauvais présage, John calle après avoir relâché un peu trop vite l’embrayage des boosters latéraux de la fusée, censés assurer l’essentiel de la poussée au décollage. L’examinateur ne lui en tient pas rigueur et tout se déroule normalement : parcours exemplaire, clignotant, allure convenable dans la stratosphère, prise d’informations ; il obtient même les points de courtoisie en laissant la priorité à un satellite en orbite autour de la Terre.

Tout était trop beau et, lorsque l’inspecteur lui demande d’effectuer un rangement en bataille derrière un astéroïde, il en oublie les distances de sécurité. « J’avais vu que la place était serrée entre l’astéroïde et ces débris gravitationnels mais je me suis dit que ça passerait, j’ai donc enclenché la marche arrière du moteur Vulcain à hydrogène et oxygène liquide et j’ai braqué complètement à droite. Les rangements, c’est pas mon fort. Je me suis entraîné sur la Fiat Panda de ma femme tout le weekend pourtant », nous confie-t-il. Mais, tout à coup, l’examinateur appuie sur la pédale de frein et lâche la phrase fatidique « Monsieur, on allait toucher là ». Immédiatement, John prend conscience qu’il va probablement être ajourné.

Complètement perturbé, il n’est même pas capable de répondre à la question enfantine sur la vérification intérieure du véhicule. « Il m’a demandé à quoi servait l’étage supérieur cryogénique utilisant le HM-7B. Il fournit la poussée de 65 kN pendant 970 s, pour un poids de 15 t (4,5 t à vide) et une hauteur de 4,71 m. Même un ingénieur en aéronautique français aurait su répondre à cette question. La honte », concède-t-il le regard dans le vide, tout en terminant la dernière face de son rubik’s cube en moins de 7 secondes 23.
John va donc devoir retourner à l’auto-école aérospatiale, un poids de plus dans son emploi du temps surchargé, mais également un enjeu financier pour lui puisque rappelons qu’une heure de conduite coûte tout de même 1 milliard d’euros.

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