Après une rude journée de travail, le président de Monsanto se détend avec un bon «Roundup on the rocks»

48 Publié le 13/10/2017 par La Rédaction
crédits :Peter-Braakmann

Après une rude journée à courir les tribunaux, le patron de la célèbre firme Monsanto a l’habitude de se réconforter avec un remontant dont il a le secret : un verre de Roundup glacé agrémenté d’une branche de céleri et de quelques zakouskis.

C’est devenu un rituel quasi-quotidien. Le soir, après avoir franchi le portique qui mène à sa villa dans le Missouri, le président de Monsanto laisse sa Chevrolet aux soins de son voiturier, enfile un pantalon en lin fin, un polo décontracté et se dirige vers son salon d’été pour y prendre l’apéritif. Sur la table, des toasts, de l’eau minérale, un saladier de thon cru mariné et, au milieu, une carafe de Roundup 2016, un cru d’exception que le président affectionne particulièrement. « Il est moins tanique que le 2010 mais beaucoup plus riche en glyphosate » nous explique-t-il en nous servant deux verres à ras bord.

C’est ici, sur cette modeste véranda de 300m2 que le Président peut oublier, le temps de quelques heures, ses tracas de grand PDG, un verre de désherbant en main. « J’oublie tout, les affaires, les procès, les scandales… Parfois j’oublie même carrément où je suis et comment je m’appelle. Faut dire, c’est vraiment coriace comme boisson » nous confie-t-il avant d’aller se resservir un nouveau verre en titubant, pris d’une violente quinte de toux.

Ragaillardi, il n’est pas rare que le Président descende ensuite dans les champs où s’affairent ses jardiniers, parmi lesquels il déambule en Segway, un cinquième ou sixième verre de désherbant en main. « Généralement, il tient des propos incohérents, nous raconte l’un d’eux. Il nous demande d’ajouter toujours plus de désherbant et vide des litres de Roundup sur les pelouses. Une fois, il a carrément voulu asperger la haie avec ce qu’il restait dans sa carafe. Faut vraiment qu’il arrête de boire ce truc ! »

En effet, le Roundup n’est pas sans danger. « Les lendemains peuvent être difficiles, concède le président. « J’ai un mal de crâne pas possible et je crache une substance violette fluo bizarre. !». Heureusement le président a là aussi un remède miracle : « un bon bol d’agents oranges pour me remettre les idées en place ! » explique-t-il avant de s’effondrer par terre.

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