Assassinat de JFK : le rôle trouble de Patrick Juvet

33 Publié le 22/11/2017 par La Rédaction
By Allan warren - Own work, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=37809339

La déclassification de près de 3 000 documents confidentiels sur la mort de l’ancien président révèle une piste pour le moins étonnante.

 

L’interprète de l’inoubliable « Où sont les femmes ? » rase depuis jeudi dernier les murs de Barcelone, où il vit désormais. Ray-Ban irisées et coupe mulet, le chanteur tente tant bien que mal de se fondre dans le mauvais goût vestimentaire traditionnel des Espagnols, et de profiter de l’actualité séparatiste pour se faire oublier. Las, les aficionados de JFK et autres investigateurs de tout poil ne lui laissent aucun répit depuis que son nom est apparu en toutes lettres sur plusieurs documents du FBI.

Patrick Juvet, seulement 13 ans à l’époque « mais particulièrement mature », était en effet présent à Dallas en ce fameux jour de novembre 1963 – une information jamais dévoilée dans sa biographie Barclay ni dans ses portraits parus dans Salut les copains. Or, d’après les services américains, le natif de Montreux aurait été en contact avec Lee Harvey Oswald et des pontes de la mafia new-yorkaise dans les jours qui ont précédé l’assassinat.

The Jouvet lead

Si le FBI exclut que le futur chanteur à succès ait été à l’origine des tirs mortels, il affirme sans plus de détails avoir « concentré beaucoup d’attention et de moyens sur la piste Juvet (the Jouvet lead), sans pouvoir jamais établir un lien formel ». Soutien logistique, commanditaire, agent double du KGB? Quel fut le rôle joué par l’interprète de “Lady Night” dans ce que le monde continue de voir comme l’un des plus grands complots du XXe siècle ? La réponse se trouve peut être dans les quelque centaines de documents que les renseignements américains refusent encore de dévoiler – alimentant par là les spéculations les plus folles.

Mais pour l’ancien pionnier du disco francophone, le ver est d’ores et déjà dans le fruit. Pourchassé par les journalistes, harcelé par Wikileaks, Patrick Juvet voit son quotidien bouleversé et sa réputation entachée par ce qu’il qualifie mystérieusement « d’errement de jeunesse » – se refusant à toute précision supplémentaire.

Et lorsque nous le pressons, le chanteur prend abruptement congé et disparaît dans un groupe d’Espagnols typiques, affublés de queues-de-rat et de débardeurs à capuche.

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