Philippe Bas sort indemne du bassin à requins dans lequel un agent de l’Élysée l’avait plongé

28 Publié le 12/09/2018 par La Rédaction
Crédits :Shinedawn

Sénat – Le président de la commission d’enquête du Sénat, Philippe Bas, a réussi à sortir sans égratignure d’un bassin à requins dans lequel un agent de l’Élysée l’avait plongé. Reportage.

« Tout est allé très vite. J’étais au lit, en train de compter les Alexandre Benalla pour m’endormir, quand j’ai senti une main m’agripper au visage. Après ça, tout est flou. Je me suis réveillé, ligoté, dans un bassin d’eau glaciale. Un homme cagoulé, en train de jeter des poissons dans l’eau, m’a alors regardé avant de partir dans un fou rire démoniaque… C’est là que j’ai vu un aileron de requin dans l’eau. Autant vous dire que j’ai vraiment paniqué » raconte Philippe Bas, encore sous le choc de son aventure.

Le président de la commission d’enquête du Sénat poursuit son récit haletant en mimant chaque action : « Après avoir repris mes esprits, j’ai réalisé qu’on m’avait enduit le corps de plancton, mais surtout qu’il n’y avait non pas un, mais trois requins blancs affamés dans ce bassin… L’homme cagoulé, qui n’arrêtait pas de rire, a ouvert sa veste pour me montrer son t-shirt à l’effigie de LREM. J’ai tout de suite compris que c’était un nouveau piège tendu par l’Élysée. Il me restait peu de temps, je devais agir ».

« Alors que les trois requins s’approchaient de moi, je me suis souvenu d’un petit boulot d’été que j’avais fait à l’âge de 17 ans. Je m’occupais de nourrir des animaux aquatiques au zoo de Vincennes. A l’époque, j’avais vite appris à communiquer avec eux. J’ai donc fait un gros effort de mémorisation. L’adrénaline aidant, je leur ai dit que le plancton qu’on m’avait mis sur le corps étaient sans gluten et que l’homme à la cagoule était riche en protéines. Ils ont foncé sur lui et l’ont dévoré en quelques secondes. Par chance, l’un trois prédateurs était le fils d’un requin dont je m’étais occupé à l’époque du zoo. Il m’a donc aidé à me détacher… sans ça, je ne serai plus là pour vous en parler, et surtout l’enquête du Sénat aurait pris du plomb dans l’aile » termine-t-il, avec l’humilité qu’on lui connaît.

 

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