Economie
Austérité – Lourdement déficitaire, le Paradis forcé de se tourner vers un modèle payant
Au-delà – Confronté à un déficit record, le Paradis pourrait revoir sa stratégie économique et à terme se tourner vers un modèle payant. Une révolution qui pourrait mettre fin à plusieurs millions d’années de services gratuits offerts à toute personne séjournant dans l’au-delà. Mais cette décision ne fait pas que des heureux. Reportage.
Au-delà – Confronté à un déficit record, le Paradis pourrait revoir sa stratégie économique et à terme se tourner vers un modèle payant. Une révolution qui pourrait mettre fin à plusieurs millions d’années de services gratuits offerts à toute personne séjournant dans l’au-delà. Mais cette décision ne fait pas que des heureux. Reportage.
« Il faut le reconnaître, le tout-gratuit au Paradis est voué à disparaître ». Une phrase lourde de sens lâchée par le nouveau comité pilote du Directoire du Paradis. Face à un déficit de plus en plus lourd, l’institution doit revoir sa copie. « Dès l’an prochain, le Paradis proposera des services payants à la carte ». Ainsi, les ailes, les harpes, ne seront plus gratuites mais louées par les défunts, selon un package qui devrait varier de plusieurs centaines à plusieurs milliers d’années. « Il y a eu des abus. Certains défunts cassent leurs ailes, ou abîment leur harpe. Des nuages sont vandalisés. Tout cela coûte très cher » estime M. Chapuis, responsable de l’économat du Paradis qui espère que ces décisions vont « responsabiliser les résidents ».
Du côté des résidents, c’est surtout la grogne qui prédomine. À l’annonce de ces mesures, des attroupements spontanés ont eu lieu sur plusieurs nuages, attroupements rapidement dispersés par les forces de l’ordre. « C’est scandaleux. Je suis mort depuis 1995. Nous sommes ici parce que nous avons eu un comportement irréprochable là bas, et nous devrions en plus payer ? » s’insurge une âme très en colère. Et certains aussi de pointer du doigt les nouvelles règles d’admission, devenues de plus en plus restrictives et limitées. Dans l’immédiat, les responsables célestes démentent la rumeur d’une taxe à 75% sur le repos éternel.
Mais cette annonce fait surtout un heureux et non des moindres. Satan a en effet moqué les « erreurs de gestion divines » et réaffirmé que l’Enfer reste et restera toujours gratuit. « Nous ne prélevons rien d’autre que les âmes des damnés. Il n’y a aucune logique à faire payer davantage ces pauvres diables » précise son porte-parole, ajoutant que les Portes de l’Enfer étaient bien sûr ouvertes pour les mécontents et que depuis l’annonce du Paradis, le taux d’inscription aux Enfers avait bondi de 120%.
La Rédaction
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