Ils discutent de la « Cité de la Peur » sans citer un seul des dialogues du film

80 Publié le 29/11/2013 par La Rédaction

Clermont – Étrange expérience pour ce groupe d’amis cinéphiles. Alors qu’ils discutaient de leur film préféré, l’un d’eux a cité spontanément le célèbre film de Les Nuls. S’en est suivie une discussion passionnée autour du film, mais au cours de laquelle, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun d’entre eux n’a mentionné une seule des répliques cultes du film. Reportage.

Clermont – Étrange expérience pour ce groupe d’amis cinéphiles.  Alors qu’ils discutaient de leur film préféré, l’un d’eux a cité spontanément le célèbre film de Les Nuls. S’en est suivie une discussion passionnée autour du film, mais au cours de laquelle, aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun d’entre eux n’a mentionné une seule des répliques cultes du film. Reportage.

Stéphane, Julie, José et Omar sont un groupe d’amis cinéphiles. Ils se réunissent souvent pour parler de cinéma et de leurs films préférés. Ce soir là, alors qu’ils sont au café, l’un d’eux mentionne le film « La Cité de la Peur », un film réalisé en 1993 par le collectif des Nuls. « C’est un peu notre film préféré à tous, nous avons tous dû le voir plusieurs centaines de fois » affirme Omar qui possède encore la VHS. Mais au cours de la discussion, aucun des membres du groupe ne va mentionner une seule réplique du film. « Je ne m’’explique pas ce qui s’est passé » raconte Julie, encore étonnée de cet exploit.

Selon elle, la discussion a porté sur le format utilisé par le réalisateur. « Le format Cinémascope est rarement utilisé en comédie. Cela donne un certain cachet » ajoute Stéphane. « La photo est très travaillée. Ce qui fait que le film n’a pas tellement vieilli » ajoute-t-il avant d’être coupé par Julie qui n’aime pas cette expression. Pour Omar, il est aussi symptomatique que ce film ait été le seul succès d’Alain Berberian. « Il a été catalogué comme réalisateur de comédie. Son film suivant Six Pack a été un échec peut-être à cause de ça ».

Le groupe reste cependant assez d’accord pour dire qu’il s’agit d’un certain âge d’or de la comédie française, entre la période 1994 et 2001. « Le fait qu’on n’ait pas cité de répliques montre que le film n’existe pas que par cela. Ensuite, c’est assez pathétique cette propension que les gens ont à vouloir citer à tout prix le film, comme si c’était un signe extérieur de richesse intellectuelle » termine Julie. Le groupe s’est par ailleurs promis d’aborder sous cet angle d’autres flims comme « La Classe Américaine ».

La Rédaction

Photo DR

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