Politique
Un milliardaire texan rachète le PS pour 1€ symbolique
Prenant l’eau de toutes parts, abandonné de ses figures les plus médiatiques sinon les plus populaires, le navire socialiste vient d’être racheté par un mogul texan du BTP. Télé-réalité, cirque itinérant ou délocalisation, l’avenir du parti de 1905 est aujourd’hui incertain.
La transaction s’est faite dans la douleur et la discrétion. Hier, au tribunal de commerce de Paris, les avocats de Bill « Mad Dog » Bradley ont versé l’euro symbolique requis pour le rachat de la grande maison socialiste. Le nouveau propriétaire, retenu par une partie de tir aux migrants mexicains dans l’Arizona, n’a pas tenu à faire le déplacement, mais s’est réjouit sur Twitter de la transaction qui inclut l’âme, le nom et les logos du PS, les données personnelles des 1 347 adhérents restants ainsi qu’un peu de merchandising. Le siège de Solférino a lui déjà été vendu à l’Élysée pour entreposer le surplus d’ego d’Emmanuel Macron.
Businessman impitoyable, grand spécialiste des rachats acrobatiques d’entreprises en difficulté, Bill Bradley affirme n’avoir pas arrêté de décision quant au futur de sa nouvelle acquisition.
Des reconversions en cirque ou en télé-réalité envisagées
Le milliardaire aurait un temps caressé l’idée de capitaliser sur les personnalités hautes en couleur du PS, leurs rapports conflictuels et leurs prises de position comiques, afin de reconvertir l’ancien parti de la majorité en cirque itinérant. Le « Bradley’s fabulous socialist show » aurait sillonné l’Europe onze mois par an, régalant les foules de ses plus célèbres numéros: les lancers de 49-3 de Manuel Valls, les tours de passe-passe de Julien Dray et, bien sûr, Stéphane le Foll en clown ronchon. Mais le départ de certaines têtes d’affiche, notamment Benoît Hamon reconverti dans la gastronomie turque, met fin au projet.
Bill Bradley envisage alors de transformer le PS en une vaste télé-réalité : la concentration de personnalités clivantes au sein du parti et l’ambiance de vaudeville qui y règne déjà depuis 2012 lui semblent en effet toutes désignées pour damer le pion à NRJ12. Mais le refus d’Arnaud Montebourg est rédhibitoire pour le Texan : « Sans Montebourg, pas d’émission. C’est lui le Moundir du PS ».
De guerre lasse, Bill Bradley devrait s’en tenir à un choix plus réaliste de démontage pièce par pièce ou de reconversion en un réseau de maisons de repos.
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