Il repousse les limites de l’originalité en se faisant tatouer un motif maori sur le mollet

167 Publié le 24/05/2013 par La Rédaction

Quand la fantaisie et l’individualité atteignent des sommets inimaginables. Mardi, en fin de journée, Benjamin Marchaux, 21 ans et habitant de Limoges, a réalisé ce qui pourrait être un véritable acte créatif d’avant-garde. Le jeune homme s’est fait un aussi improbable que singulier tatouage de plusieurs centimètres sur le mollet gauche. Le choix aurait été d’une banalité consternante si Benjamin n’avait pas opté pour un dessin à l’inspiration maori, cette ethnie originaire de Nouvelle-Zélande. Il révolutionne ainsi les normes artistiques actuelles et résiste au formatage qui sévit dans la création. Portrait.

« Ça m’arrive d’avoir des demandes un peu saugrenues et insolites, mais là, c’est vraiment très très original ! » confie Franck, le tatoueur qui s’est occupé de la commande de Benjamin. Pour ce professionnel du dessin sur peau, celui qui semblait se présenter comme un client lambda pourrait bien être l’initiateur d’une « Nouvelle Vague » du tatouage et des arts graphiques plus globalement. « C’est totalement inédit comme façon d’aborder la question du tatouage. Je sais pas si c’était calculé et travaillé de sa part mais en tout cas, ça a complètement chamboulé ma façon de voir les choses. » ajoute l’homme qui a plus de 25 ans de métier derrière lui.

Interrogé sur cet élan d’originalité, Benjamin Marchaux conserve une profonde humilité : « J’ai fait ça sans trop réfléchir. Ça faisait un bout de temps que je voulais me faire faire un tatouage sur le corps. J’ai passé en revue ce qui me plairait comme motif et j’ai tout de suite flashé sur un dessin maori. Mais je dois reconnaître qu’au début, j’hésitais entre ça et des idéogrammes chinois. Mais je trouvais que les motifs maori étaient encore plus originaux. »

Très vite contacté par la presse régionale, le jeune créatif est devenu en un rien de temps la coqueluche de Limoges et de sa région. Ses parents, eux, se disent profondément fiers de leur fils : « On a été surpris comme tout le monde de son choix. On pensait qu’il pencherait plutôt pour un dessin plus standard, plus conventionnel. Mais il a réussi à être là où personne ne l’attendait. C’est le propre des grands créateurs au fil de l’Histoire, de ceux qui font avancer leur art ou leur discipline. »

En Master Class au Forum des Images

Une célébrité qui s’est apparemment étendue jusqu’à la capitale puisque ce nouveau prophète de la création tiendra bientôt une master class au Forum des Images qui se situe aux Halles. Zeynep Jouvenaux est la programmatrice à l’origine de cette initiative. Interrogée par le Gorafi, elle revient sur la proposition faite au jeune homme : « Nous avons le désir d’entamer un cycle de films sur l’image du corps au cinéma et nous aimerions offrir à Benjamin Marchaux un genre de carte blanche pour qu’il puisse partager son regard sur le rapport au corps et qu’il nous explique comment est née sa démarche artistique si particulière. »

La Rédaction

Illustration: Istock / LivingImages
Publicité
Publicité