Ces Français qui plaquent tout pour vivre tout aussi malheureux au Canada

250 Publié le 04/12/2014 par La Rédaction

« Au Québec, tout est vraiment plus cool qu’en France. C’est détendu et pourtant on y est aussi déprimé qu’en France. » Lucie Marty, boulangère de 27 ans originaire de l’Aude, savoure son nouveau malheur. Elle vit à Montréal depuis cinq mois. Elle travaille à son compte dans une ambiance et des conditions de travail bien meilleures qu’en France. « C’est la même chose que lorsque je travaillais dans mon pays d’origine. J’attends de voir, de faire un bilan d’ici un an mais je crois que je vais chercher un autre pays où je pourrai trouver mon bonheur », lance-t-elle, l’accent chantant.

« Au Québec, tout est vraiment plus cool qu’en France. C’est détendu et pourtant on y est aussi déprimé qu’en France. » Lucie Marty, boulangère de 27 ans originaire de l’Aude, savoure son nouveau malheur. Elle vit à Montréal depuis cinq mois. Elle travaille à son compte dans une ambiance et des conditions de travail bien meilleures qu’en France. « C’est la même chose que lorsque je travaillais dans mon pays d’origine. J’attends de voir, de faire un bilan d’ici un an mais je crois que je vais chercher un autre pays où je pourrai trouver mon bonheur », lance-t-elle, l’accent chantant.

Un avis que partage Julien Mazé, un jeune Nantais de Nantes, licencié en science politique. « J’aime pas ce pays. Le climat est chaleureux. Je me sens pas chez moi. La bonne humeur des autres me donne envie de vomir », explique-t-il. À l’instar de ce jeune homme de 23 ans, les Français sont accros au Québec. Ils partent pour la Nouvelle-France dans un exode sans précédent qui finit souvent en échec.

Déception

Environ 150 000 de nos compatriotes vivent dans le pays. Le président de l’association Accueil français de Québec, Guy Mosler, confie : « Souvent ils arrivent les yeux plein d’espoir, en pensant que l’herbe est plus verte qu’en France. Une fois habitués au pays, ils se rendent compte que ce n’est pas forcément mieux et que leur insatisfaction venait surtout d’eux. Alors pour garder la face et ne pas revenir la queue entre les jambes, ils décident de rester ici. Ce sont des merdes… ».

La colère des Québécois

Cette immigration dite « de fuite » est parfois mal vécue par les indigènes du Canada. « On a déjà assez de gens malheureux chez nous. Souvent les Français qui débarquent ici sont très vite déçus et c’est une déception supplémentaire qu’il faut gérer en plus de celle des citoyens canadiens. Le Québec ne peut pas rester indéfiniment une terre de déception pour le reste du monde » confie, agacé, le député néodémocrate Marc Dorval.

La Rédaction

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